LES CROISADES

LES CROISADES

THE CRUSADES

Un film d'aventures de Cecil B. DeMille

120  mn

Avec Loretta Young, Henry Wilcoxon, Ian Keith, Katherine DeMille, C. Aubrey Smith, George Barbier, Joseph Schildkraut, Lumsden Hare, Alan Hale, William Farnum, C. Henry Gordon, Hobart Bosworth, Montagu Love, Pedro De Cordoba
Scénario de Harold Lamb, Waldemar Young, Dudley Nichols
Musique de Rudolph G. Kopp
Photo de Victor Milner
Produit par Cecil B. DeMille

RESUME
Philippe II conduit sa soeur auprès de Richard Coeur de Lion afin qu'il l'épouse. N'y tenant pas, Richard se désengage en prétextant qu’il part pour les croisades. A Marseille, il devra épouser la fille du roi de Navarre pour pouvoir nourrir ses troupes.

COMMENTAIRE
Après « Le signe de la croix » et « Cléopâtre », « Les croisades » est la troisième grande fresque historique que Cecil B. DeMille réalise durant l’ère du parlant. Des scènes d’actions impressionnantes et de brillants dialogues coécrits par les talentueux Waldemar Young et Dudley Nichols se succèdent de façon harmonieuse. Comme les deux premières œuvres, le film est assez bavard et la grande scène de bravoure n’apparaît que vers la fin (ce seront les combats dans l’arène dans « Le signe de la croix », les combats entre Marc Antoine et Octave dans « Cléopâtre » et la bataille entre les croisés et les Sarrasins ici), mais de magnifiques séquences de foules tournées dans des décors impressionnants ne cessent de se présenter tout au long du film : c’est l'avilissement des chrétiens par les Sarrasins, c’est l’entraînement aux tournois de Richard Cœur de Lion, c’est le départ pour les croisades, c’est le passage d’une catapulte dans les rues de Marseille… Quant à la grande scène de combat finale - qui se décompose en deux parties, la prise de la cité d'Acre et la charge de cavalerie -, elle est véritablement impressionnante. Ce sont à n’en pas douter les séquences de combat les plus spectaculaires jamais tournées dans un film parlant jusque-là. L’histoire par ailleurs possède de nombreuses qualités. Les chefs ennemis, Saladin et Richard, sont nantis d’une noblesse de cœur tout à fait remarquable. De même, annonçant les « Aventures de Robin des bois » par de nombreux aspects (l’époque, la présence de Alan Hale en faire valoir, Loretta Young dans un rôle très semblable à celui que campera Olivia De Havilland), le héros possède une légèreté, (il ne se présente pas à son mariage, ripaille avec ses soldats, défie avec bonne humeur son forgeron, est la cible de quolibets de son ménestrel) qui le rend plus sympathique et donne au film un aspect moins sévère et guindé. (Le côté religieux, pontifiant et prêchi-prêcha de DeMille, que le thème des croisades vient encourager, n’en est pas moins toujours lourdement présent…) Ce rôle de Richard, le héros épique du récit, est assuré par un acteur anglais, Henry Wilcoxon. Malgré l’allure convaincante qu’il arbore ici, étrangement, l’acteur verra sa carrière prendre un tournant plutôt malheureux. Après avoir endossé un rôle important dans « Cléopâtre », et avoir incarné le personnage principal ici, il sera invariablement cantonné dans des rôles secondaires ou dans des séries B par la suite ; sa consolation sera de demeurer jusqu’à la fin un collaborateur de DeMille avec lequel il produira « Sous le plus grand chapiteau du monde ».

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