ALICE AU PAYS DES MERVEILLES (1933)

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES (1933)

ALICE IN WONDERLAND

Un film fantastique de Norman Z. McLeod

77  mn

Avec Charlotte Henry, Richard Arlen, Gary Cooper, Louise Fazenda, Skeets Gallagher, Raymond Hatton, Roscoe Karns, Mae Marsh, Jack Oakie, May Robson, Alison Skipworth, Ned Sparks, Ford Sterling, Roscoe Ates, Leon Errol, W. C. Fields, Cary Grant, Edward Everett Horton, Baby Leroy, Polly Moran, Edna May Oliver, Charlie Ruggles
Scénario de Joseph L. Mankiewicz, William Cameron Menzies
D'après Lewis Carroll
Musique de Dimitri Tiomkin
Photo de Henry Sharp, Bert Glennon
Produit par Louis D. Lighton

RESUME
Après avoir arpenté un salon cossu, une petite fille s'endort dans un fauteuil avec un chat dans les bras. Elle attend que sa gouvernante sorte de la pièce pour escalader la cheminée et explorer l'univers de l'autre côté du grand miroir.

COMMENTAIRE
L’idée de dissimuler derrière des déguisements tous plus farfelus les uns que les autres, une pléiade de vedettes et de grands seconds rôles, était une idée originale. (Afin de révéler qui se cache derrière les masques et les costumes, la production prend soin de présenter les acteurs et leur personnage dans d’un générique qui, du coup, atteint une longueur inhabituelle pour l’époque). De plus, le style du film était relativement inédit : il faudra attendre des œuvres comme « Le songe d’une nuit d’été » ou « Le magicien d’Oz » pour retrouver ce type d’univers imaginaire. Mais outre le fait qu’on cherche en permanence à reconnaître le comédien qui se cache derrière chaque personnage et que nous sommes dans le surréalisme le plus total, le film est ennuyeux. En effet l’absurde au cœur du propos finit vite par lasser tant la mise en scène est statique, les décors étriqués rappelant une scène de théâtre, et les acteurs peu concernés par leur rôle. Tout se résume finalement en une logorrhée que vient déverser chaque comédien l’un après l’autre. Gary Cooper, pour se limiter à lui, interprète un chevalier blanc ridicule qui ne cesse de tomber de son cheval - lui si bon cavalier par ailleurs. Ses paroles sont dépourvues de sens, son costume affreux et son numéro sans panache. Quant à Charlotte Henry qui interprète le rôle titre, son ton infantile est crispant. Enfin, les effets spéciaux, tels que les métamorphoses à l’aide de fondus enchaînés où les lévitations, demeurent des plus simplistes.

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