ÉCRIT DANS LE CIEL

ÉCRIT DANS LE CIEL

THE HIGH AND THE MIGHTY

Un film catastrophe de William A. Wellman

147  mn

Avec John Wayne, Claire Trevor, Laraine Day, Robert Stack, Jan Sterling, Phil Harris, Robert Newton, David Brian, Paul Kelly, Sidney Blackmer
Scénario de Ernest K. Gann
Musique de Dimitri Tiomkin
Photo de Archie Stout
Produit par John Wayne

RESUME
@M.Sur la ligne commerciale Honolulu-San Francisco, après le point de non retour, un avion taxi perd une hélice. Les calculs prédisent qu'il ne pourra arriver à destination et qu'il devra amerrir. Les secours sont alertés et les passagers se préparent.

COMMENTAIRE
« Ecrit dans le ciel » inaugure un sous-genre du film catastrophe, celui portant sur l’avion de ligne en perdition. Il prendra véritablement son essor dans les années soixante-dix après le succès de « Airport » sorti en 1970. Seize ans avant, Ernest K. Gann, aligne déjà tous les éléments propres au genre : un embarquement qui présente les protagonistes, des signes précurseurs de la catastrophe, une course de vitesse qui alimente le suspense, et surtout, des personnages caractéristiques. Le couard qui se découvre du courage, le macho qui s’avère lâche, l’insouciant qui dort durant toute la durée du voyage, le héros dont le passé traumatisant motive ses décisions, le bilieux qui cherche les ennuis, l’hôtesse de l’air attentionnée, le couple en vacances qui ne rencontre que des déboires, sont effectivement des constantes du film catastrophe. Les composantes de ce groupe isolé sont plus l’incarnation de valeurs morales et de comportements face à une situation critique qu’un échantillonnage de la société. Si tous les éléments du film catastrophe sont présents ici, en revanche l’un d’entre eux, l’action, est sous représenté. Sans doute parce que les effets spéciaux - encore à leur début - n’étaient pas suffisament convainquants, la production préfère privilégier le dialogue aux images chocs. Tout est conçu pour éviter de montrer l’avion autrement que sous forme de maquette. Et il est vrai que la quasi-absence de cette dimension incontournable du film catastrophe moderne qu’est l’action peut amener une certaine déception. Durant presque deux heures et demi - un métrage remarquablement long pour un film de ce type - William Wellman va s’intéresser essentiellement aux rapports entre les protagonistes prisonniers de cet avion en perdition. Tous les passagers - heureusement le vol est loin d’être complet - font l’objet d’une mini histoire. Comme on peut s’en douter, on a du bon et du moins bon. On notera seulement la belle prestation de John Wayne qui fait là un rôle presque secondaire mais laissant une agréable impression, toute en nuance, qui tient plutôt d'une interprétation sobre que du personnage somme toute classique.

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