L' ESPIONNE DE CASTILLE

L' ESPIONNE DE CASTILLE

THE FIREFLY

Une comédie musicale de Robert Zigler Leonard

130  mn

Avec Jeanette McDonald, Allan Jones, George Zucco, Warren William, Billy Gilbert, Henri Daniell
Scénario de Frances Goodrich, Albert Hackett
Musique de Rudolf Friml
Photo de Oliver T. Marsh
Produit par Hunt Stromberg

RESUME
Le roi d'Espagne doit rencontrer Napoléon Ier à Bayonne. Une espionne espagnole, chanteuse de cabaret, a pour mission de s’y rendre également et de découvrir si un complot visant le roi se prépare. Un prétendant la suivra.

COMMENTAIRE
Bien loin des comédies musicales de Busby Berkeley ou de Mark Sandrich, ce musical fait partie d’un sous-genre assimilable à l’opérette. La danse y est rare et les chants s’apparentent plus aux œuvres de Strauss et de Franz Lehar qu’à celles de Harry Waren ou Cole Porteur. On remarquera avec ironie que le Français n’est pas très sympathique ici - alors que l’opérette a pris naissance en France avec des compositeurs comme Offenbach et Florimond R. Hervé. La MGM n’a pas lésiné sur les moyens pour réaliser ce film. Les décors sont vastes et soignés, agrémentés, selon les besoins, de nombreux figurants en costume. Il semblerait même qu’il y ait des décors construits pour un unique plan. L’intrigue se déroule en pointillés entre des chansons agréables à écouter ; elle n’est pas dénuée d’intérêt et réserve des surprises (comme le mot qu’elle fait écrire à Allan Jones tandis que le contre espionnage est dans la pièce, ou le plan qu’elle fait mine de voler et qui lui vaut la prison) : une femme place l’amour de son pays au-dessus de tout et, devenant espionne pour le servir, elle ne manque pas d’avoir des déconvenues. Un happy end trop conventionnel vient hélas conclure le film.

Tous les droits de reproduction et de diffusion réservés © 2013 Hollywood33