LA FOIRE AUX ILLUSIONS

LA FOIRE AUX ILLUSIONS

STATE FAIR

Une comédie de mœurs de Henry King

94  mn

Avec Janet Gaynor, Will Rogers, Lew Ayres, Sally Eilers, Norman Foster, Louise Dresser, Frank Craven, Victor Jory
Scénario de Sonya Levien, Paul Green
D'après Phil Stong
Musique de Louis De Francesco
Photo de Hal Mohr
Produit par Henry King

RESUME
Un couple de paysans, leur fils et leur fille, se rendent à une foire agricole. Tandis que le père ne pense qu'à faire primer son porc et la mère à remporter le concours du meilleur hachis, les enfants vivent une histoire d'amour.

COMMENTAIRE
Photographie d’un monde rural insouciant et heureux, le film relate un moment privilégié dans la vie d’une famille de paysans, la foire annuelle. Cette manifestation se déroule sur plusieurs jours dans une ambiance bon enfant. C’est l’occasion pour les plus vieux de retrouver d’anciennes connaissances (des rivaux de l’année précédente en particulier), pour les plus jeunes de tisser de nouveaux liens et de vivre des amourettes. Des concours agricoles, une fête foraine, un campement où l’on s’est installé le temps de la foire, sont autant de lieux et de moments exceptionnels dans la vie de ces gens. Cependant, malgré la présence d’une foule importante et d’un cadre animé, l’histoire hésite à s’immerger véritablement dans cet univers riche, préférant se concentrer sur notre famille et plus particulièrement sur l’amourette de ses enfants. Peu de protagonistes autres que ceux qui forment cette famille n’interviennent. De même, alors que Will Rogers qui incarne le père, est l’acteur le plus attachant de la distribution, que son rôle renvoit à des préoccupations originales, qu’il forme le véritable lien avec le monde rural, ses apparitions sont relativement rares, occultées par de classiques aventures amoureuses que vivent les personnages interprétés par Janet Gaynor et Lew Ayres. Comparé à son interprétation dans « Docteur Bull » sorti quelques mois plus tard, Rogers semble même absent ici. La foire ne forme en fait qu’un vague décor. Le voyage en voiture avec le cochon, les concours eux-mêmes sont quelques uns des trop rares moments truculents qui agrémentent cette comédie plus « sentimentale » que « de mœurs ». En 1945, le film fera l’objet d’un remake qui n’évitera pas de basculer dans le sirupeux.

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