LA FOLLE PARADE

LA FOLLE PARADE

ALEXANDER'S RAGTIME BAND

Une comédie musicale de Henry King

106  mn

Avec Tyrone Power, Alice Faye, Don Ameche, Ethel Merman, Jack Haley, Jean Hersholt, Helen Westley, John Carradine, Paul Hurst, Wally Vernon, Ruth Terry, Douglas Fowley, Eddie Collins
Scénario de Lamar Trotti, Kathryn Scola
Musique de Irving Berlin
Photo de Peverell Marley
Produit par Darryl Francis Zanuck

RESUME
@M.Un musicien de formation classique entreprend de jouer avec des amis dans un cabaret. Oubliant leurs partitions, ils interprètent après quelques hésitations un ragtime appartenant au répertoire d'une jeune femme qui, pour l'occasion, se joint à eux.

COMMENTAIRE
Une formation classique tente d’interpréter une musique inédite à la rythmique particulière. C’est l’hésitation jusqu’à ce que les musiciens en saisissent l’esprit. Découvrant l’air avec eux, on semble assister à une naissance. L’allégresse augmente encore lorsqu’une chanteuse les rejoint pour interpréter ce qui n’est autre que le « Alexander’s Ragtime Band », le morceau d’Irving Berlin qui donne son titre au film et au groupe qui se constitue à ce moment là. Répondant à l’émouvante séquence qui conclut le film, cette belle scène où la communion entre le spectateur et les musiciens est totale, forme les prémisses d’une histoire où, à travers le destin d’un groupe de musiciens, on suit les relations tourmentées d’une chanteuse (Alice Faye) et d’un chef d’orchestre (Tyrone Power). Ces protagonistes se quittent, se retrouvent des années plus tard, se marient, divorcent, sont séparés par la Première Guerre mondiale, forment finalement un couple complexe où se conjugue amour et haine. En contrepoint, les péripéties de la formation de jazz a toutes les apparences d’une histoire réelle. Se déroulant sur plusieurs années et dans de nombreuses grandes villes d’Amérique, elle témoigne d’une époque héroïque qui voit naître les premières grandes formations de jazz. La Fox n’a pas lésiné sur les moyens pour reconstituer cette époque, produisant ce qui peut-être considéré comme sa première grande comédie musicale. Hormis la musique de Berlin qui remporte l’Oscar cette année-là, de nombreux numéros prestigieux agrémentent « La folle parade ». Bien qu’Henry King ne soit pas un habitué du genre, (il ne réalisera qu’une autre comédie musicale, « Carrousel » en 1956), il tourne un film attachant loin de la légèreté puérile qui caractérise trop souvent le genre. Un réalisme historique, des personnages complexes, des scènes parfaitement maîtrisées comme celle où apparaît John Carradine dans le rôle d’un chauffeur de taxi qui se prend d’affection pour l’héroïne, confèrent une profondeur au film.

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