LES GARS DU LARGE

LES GARS DU LARGE

SPAWN OF THE NORTH

Un film d'aventures de Henry Hathaway

105  mn

Avec George Raft, Henry Fonda, Dorothy Lamour, Akim Tamiroff, John Barrymore, Louise Platt, Lynn Overman, Fuzzy Knight, Vladimir Sokoloff, Duncan Renaldo, John Wray, Stanley Andrews
Scénario de Jules Furthman, Talbot Jennings
D'après Barrett Willoughby
Musique de Dimitri Tiomkin
Photo de Charles B. Lang Jr.
Produit par Albert Lewin

RESUME
Deux amis d'enfance sont pêcheurs de saumon au large de l'Alaska. L'un d'eux possède une conserverie tandis que l'autre se lie avec des pirates russes pilleurs de pièges à saumons. Or une mort expéditive les attend s’ils sont surpris.

COMMENTAIRE
Ecrit par les scénaristes des « Révoltés du Bounty », « Les gars du large » relate les conflits rarement évoqués au cinéma qui opposent les pêcheurs russes aux pêcheurs américains en Alaska. Tandis qu’Akim Tamirof - dont le nom et l’accent le prédestinent au rôle - interprète un Russe opportuniste, Henry Fonda et George Raft interprètent des pêcheurs américains dont l’amitié sera mise à rude épreuve par l’appât du gain. Des décors originaux servent cette histoire. Outre un piège à saumons au large des côtes, et des icebergs employés comme source de glace, le dépaysement est assuré par un charmant petit port où les maisons en bois donnent directement sur l’eau. Les occupants - ainsi que les otaries ! - se baignent en plongeant directement des fenêtres. Quelques scènes d’action spectaculaires (des combats entre pêcheurs au canon à harpon, des avalanches de glace emportant les bateaux de pêche) ponctuent également le récit. Après le plutôt décevant « Ames à la mer », une autre histoire maritime sorti l’année précédente, Henry Hathaway parvient à redresser la barre. La présence de Tamirof dans le rôle du méchant, le thème de l’amitié trahie, les scènes d’action violentes et parfaitement menées, la reconstitution d’un univers isolé et rustique, apportent aux « Gars du large » un souffle absent dans « Ames à la mer » indéniablement plus fade. Concédons toutefois que Raft cabotine de la même manière dans les deux films et que si la scène finale n’a pas l’impact qu’elle devrait avoir cela est dû à son manque de crédibilité et à sa désespérante absence de romantisme, ce qui n’est pas le cas d’Henry Fonda qui pour sa part illumine le propos. En marge de ces considérations générales notons deux scènes surprenantes : celle où des pêcheurs amènent dans leurs filets deux hommes qu’ils ont lynchés, et cette autre où Dorothy Lamour, la fiancée du pêcheur campé par Raft, porte un pull affriolant mettant en valeur sa poitrine. Alors que la première scène dissimule une violence incroyable - d’autant que l’homme mort (Vladimir Sokoloff) semblait sympathique - derrière une sérénité des plus cynique, la deuxième aiguise l’appétit sexuel en allant jusqu’à faire se baigner Lamour - avec le pull…

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