GOODBYE AGAIN

GOODBYE AGAIN

GOODBYE AGAIN

Une comédie de Michael Curtiz

66  mn

Avec Warren William, Joan Blondell, Geneviève Tobin, Hugh Herbert, Wallace Ford, Helen Chandler, Hobart Cavanaugh, Ruth Donnelly
Scénario de Ben Markson
D'après Georges Haight, Allan Scott
Musique de Leo F. Forbstein
Photo de George Barnes
Produit par Henry Blanke

RESUME
Un écrivain réputé pour ses romans que la gente féminine apprécie, est assailli par une ancienne conquête. Alors que les liens se resserrent entre eux, la secrétaire du romancier, ainsi que la famille de la dame, tentent de saborder cette relation.

COMMENTAIRE
Le film pâti d’une intrigue creuse et stupide - ce qui n’empêche pas la Warner d’en faire un remake toujours aussi inconsistant en 1941, « Honeymoon for Three ». Un verbiage et des situations sans intérêt tentent péniblement d’enrichir un argument particulièrement mince. S’ajoutant au fait que la comédie n’est pas son fort, Michael Curtiz est incapable de rehausser cette histoire tirée d’une pièce de théâtre, donc bavarde et statique par nature. Il y a bien quelques séquences qui cherchent à éviter un formalisme routinier (une double gifle assenée à Warren William par Joan Blondell ; un émouvant gros plan souligné par une musique ; une rupture amoureuse où l’homme immobile au premier plan est flou, tandis que traversant la pièce, la femme dans le fond est nette), mais l’ensemble demeure ennuyeux. De même, la séduisante distribution emmenée par le couple William-Blondell est incapable de nous captiver, car elle ne semble pas concernée par l’histoire. Même Hugh Herbert habituellement si exubérant, comme freiné ici, en fait le minimum. Le film n’en tord pas moins le cou aux préjugés qui pensent que le cinéma de l’époque reste enfermé dans une cangue de puritanisme et qu’il est révérencieux. Rappelons que la femme qui assaille le romancier de ses avances est mariée, et que son époux est étonnamment compréhensif. Comme si cela n’y suffisait pas, les ligues de vertu sont ridiculisées à travers un couple, la sœur de la dite femme et son époux. L’air sévère, mesquins, à la poursuite des frasques amoureuses de leur sœur, ils sont une caricature de la caste bien pensante.

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