LE GRAND ZIEGFELD

LE GRAND ZIEGFELD

THE GREAT ZIEGFELD

Une comédie musicale de Robert Zigler Leonard

169  mn

Avec William Powell, Mirna Loy, Luise Rainer, Frank Morgan, Fanny Brice, Virginia Bruce, Reginald Owen, Ray Bolger, Ernest Cossart, Joseph Cawthorne, Nat Pendleton, Herman Bing, Charles Judels, Marcelle Corday, Raymond Walburn
Scénario de William Anthony McGuire
D'après Florenz Ziegfeld Jr.
Musique de Arthur Lange
Photo de Oliver T. Marsh, George J. Folsey, Karl Freund, Ray June, Merritt B. Gerstad
Produit par Hunt Stromberg

RESUME
@B(LR)@F.Dans les foires, Ziegfeld exhibe un hercule. En face de son stand, un rival le ridiculise continuellement. Celui-ci permettra tout de même à Ziegfeld de rencontrer une belle chanteuse qui lancera les Folies et deviendra sa femme.

COMMENTAIRE
Entre des artistes comme Eddie Cantor, W. C. Fields, Will Rogers et de prestigieux spectacles musicaux comme « Whoopee » ou « Rio Rita », Florenz Ziegfeld (1867-1832) avait tant apporté à Hollywood, que l'industrie cinématographique ne pouvait ignorer bien longtemps ce producteur génial de Broadway. C’est ainsi que moins de quatre ans après sa mort, la MGM entreprend de réaliser une fastueuse histoire de sa vie. (Le studio récidivera dans les années suivantes avec deux autres productions toutes aussi somptueuses, « La danseuse des folies Ziegfeld » en 1941, et « Ziegfeld follies » en 1945). En presque trois heures, durée exceptionnellement longue pour l’époque, « Le grand Ziegfeld » aligne de façon composite et décousue épisodes de la vie de l’homme et numéros musicaux. Très longs, filmés par des chefs opérateurs différents, coupant nettement le rythme de l’histoire et sans véritable lien avec elle, ces spectacles formés à chaque fois de plusieurs tableaux ont toutes les apparences d’intermèdes musicaux plaqués au film. Certains, comme celui filmé en un unique plan qui suit des danses exécutées le long d’un escalier en colimaçon, n’en restent pas moins de véritables moments de bravoure. L’histoire pour sa part s’éternise sur des aspects anecdotiques au détriment de chapitres essentiels à la compréhension de l’œuvre ziegfeldienne. Chaque spectacle - le premier apparaît après une heure de projection - est l’occasion d’effectuer d’importantes coupes dans la vie du producteur, importance déduite de la blancheur toujours plus prononcée des cheveux de William Powell. Ces bonds dans le temps sont quelque peu déconcertants, comme l’est d’ailleurs l’apparition de Mirna Loy, deuxième au générique, qu’on attend pendant plus de deux heures. En dépit de ces bizarreries scénaristiques, le film parvient à dresser un portrait attachant de l’homme. Séducteur, désinvolte, dispendieux, élégant, le personnage est glorifié de belle manière par Powell. A ses côtés on trouve une Louise Rainer qui reçut un Oscar mérité pour sa prestation. Interprétant Anna Held, la femme de Ziegfeld, (petite coquetterie hypocrite d’Hollywood, ils ne se marièrent jamais !) son jeu très personnel est plutôt inaccoutumé pour l’époque. Certainement déterminant dans le choix des académiciens, la scène où au téléphone elle félicite son ex mari pour son mariage avec Billie Burke (interprétée par Loy) est remarquable à plus d’un titre. Mais « Le grand Ziegfeld » reçut également l’Oscar du meilleur film, ce qui se justifie par la richesse et la diversité du spectacle qui somme toute demeure impressionnant.

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