LES ANGES AUX FIGURES SALES

LES ANGES AUX FIGURES SALES

ANGELS WITH DIRTY FACES

Un drame de Michael Curtiz

97  mn

Avec James Cagney, Pat O'Brien, Humphrey Bogart, Ann Sheridan, George Bancroft, Billy Halop, Bobby Jordan, Leo Gorcey
Scénario de John Wexley, Warren Duff
D'après Rowland Brown
Musique de Max Steiner
Photo de Sol Polito
Produit par Samuel Bischoff

RESUME
Deux jeunes copains des quartiers populaires de New York ont des destins différents. L'un devient prêtre tandis que l'autre devient un caïd de la pègre. Ce dernier est l'idole d'une bande de jeunes que le prêtre s'efforce de garder dans le droit chemin.

COMMENTAIRE
Grand classique du film de gangster à connotation sociale, « Les anges aux figures sales » est une œuvre attachante sur le thème universel de la délinquance juvénile. Le travelling d'entrée sur une rue populaire de New York, avec sa multitude de détailles, présage de la qualité du film. Il est mené de main de maître par un Michael Curtiz qui a à sa disposition ce qu'il y a de meilleur à la Warner : acteurs, compositeur, opérateur. Seuls les scénaristes n'ont pas cette réputation ce qui ne les empêche pas de produire en fin de compte leur meilleur scénario, le matériaux de base y étant très certainement pour quelque chose. Les deux protagonistes principaux, deux copains d'enfance, sont tiraillés entre leurs intérêts personnels et leur désir d'aider de jeunes sauvageons. Le prêtre travaille pour que ces adolescents des bas quartiers ne sombrent pas dans la délinquance, mais il est aussi l'ami d’un caïd dans lequel ces jeunes s’identifient. Quant au caïd, il souhaite mourir fièrement mais cette attitude conforterait son statut de modèle. Chacun va faire le choix qui s'impose, rejetant leurs intérêts personnels aux bénéfices de l’avenir de leurs jeunes protégés, les rendant du coup aussi sympathiques l'un que l'autre avec une mention pour le caïd dont le choix est plus difficile. Les plans où James Cagney est conduit à la chaise électrique sont remarquables et typique du style de Curtiz. Le dépouillement des décors et les ombres glissants sur les murs n'est pas sans rappeler le cinéma expressionniste.

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