L' ÎLE AU TRÉSOR

L' ÎLE AU TRÉSOR

TREASURE ISLAND

Un film d'aventures de Victor Fleming

105  mn

Avec Wallace Beery, Jackie Cooper, Lionel Barrymore, Nigel Bruce, Otto Kruger, Lewis Stone, Charles "Chic" Sale, William V. Mong, Dorothy Peterson, Douglas Dumbrille, Edward Pawley, Richard Powell, Charles Bennett
Scénario de John Lee Mahin
D'après Robert Louis Stevenson
Musique de Herbert Stothart
Photo de Ray June, Clyde de Vinna, Harold Rosson
Produit par Hunt Stromberg

RESUME
Un jeune garçon trouve dans la malle d'un vieux capitaine qui vient de mourir une carte révélant l'emplacement du trésor du capitaine Flint. Il en réfère au châtelain du pays qui décide de prendre la mer pour aller à la recherche du trésor.

COMMENTAIRE
En 1920, une première version de « L’île au trésor » avait été réalisée à la Paramount par Maurice Tourneur. Ce film est - d’après Jean Mitry dans « Anthologie du cinéma » - peut-être le chef-d’œuvre du Français, en tout cas son meilleur film américain et une œuvre de tout premier plan. Quatorze ans plus tard, la MGM entreprend de faire une nouvelle version de ce roman universel de Robert Louis Stevenson. L’ambition affichée est à la hauteur de la renommée du roman. Aspect toujours remarquable pour l’époque, on ressent peu l’atmosphère du studio : port, île, navire en mer, les scènes en extérieurs sont nombreuses et les décors sont vastes et irréprochables. La mise en scène de Victor Fleming, aidée par l’excellent scénario de John Lee Mahin, parvient à reproduire le climat inquiétant du roman. Les deux plus célèbres personnages, Long John Silver, le pirate à la jambe de bois, et le jeune héros, Jim Hawkins, sont interprétés respectivement par Wallace Beery et Jackie Cooper, certainement le plus charismatique tandem d’acteurs adulte-enfant du cinéma : ils avaient déjà joué ensemble dans deux films incontournables, « Le champion » en 1931 et « Les faubourg de New York » en 1933 ; ils se retrouveront une dernière fois en 1935 dans « Tempête au cirque ». Dans tous ces films, et « L’île au trésor » ne fait pas exception, leurs relations reposent sur une amitié mise à mal parfois, mais finalement indéfectible ; une amitié d’autant plus forte que le contraste entre un Beery roublard et grossier et un Cooper innocent, est important. Certainement encouragées par la production qui cherche à exploiter la corde sensible du spectateur, des scènes larmoyantes viennent invariablement ponctuer ces relations.

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