IN OLD ARIZONA

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Un western de Raoul Walsh et de Irving Cummings

99  mn

Avec Warner Baxter, Edmund Lowe, Dorothy Burgess, J. Farrell McDonald, Ivan Linow, Soledad Jiminez, Fred Warren, Henry Armetta
Scénario de Tom Barry
D'après O. Henry
Photo de Arthur Edeson
Produit par William Fox

RESUME
@A.Un hors-la-loi dont la tête est mise à prix attaque une diligence et s’empare d’un coffre rempli d'or. Plus tard, arrivé au relais, le cocher avertit l'armée qui, immédiatement, ordonne à un petit détachement de partir à la poursuite du brigand.

COMMENTAIRE
Raoul Walsh dans son autobiographie, « Un demi siècle à Hollywood », s’étend longuement sur l’élaboration et la conception de ce western. Outre le fait que c’est durant le tournage qu’il perdit son œil droit, on y apprend qu’il avait l’intention de rompre avec les mises en scène statiques qui caractérisent les premiers films parlants. Ainsi, il décida de partir dans le désert de l’Utah avec une petite équipe pour y tourner des scènes d’action qui devaient dynamiser sa première œuvre parlante. On apprend également que la distribution était différente de celle qu’on connaît actuellement. C’est en particulier le réalisateur qui assurait le rôle principal. Mais après son accident (un lapin percuta le pare brise de la voiture où il avait pris place, le blessant gravement au visage), Irving Cummings reprit les rênes du tournage et Warner Baxter le rôle principal - ce qui lui valut de remporter le seul oscar de sa carrière. A en croire ces souvenirs et le fait que la présence de Baxter est omniprésente, on en déduit que la plus grande partie du métrage est réalisée par Cummings. L’acteur monopolise en effet l’écran dans de nombreuses séquences effroyablement bavardes qui ne purent être tournées par Walsh. Restent quelques scènes d’action qui sont de loin les plus intéressantes : l’attaque de la diligence et le guet-apens que trois cow-boys tendent au héros. Certainement réalisées par Walsh, ces scènes ont surtout la particularité d’embrasser de magnifiques paysages. Elles tranchent nettement avec le reste du film qui s’articule autour de trois personnages se croisant constamment en respectant difficilement - comme parfois au théâtre - les unités d’espace et de temps. Certes, beaucoup de ces scènes sont tournées en extérieur, mais elles n’en restent pas moins théâtrales et statiques - ce que Walsh voulait justement éviter au début. Autre point dérangeant qui amoindrit le ressenti dramatique de cette tragédie, les acteurs continuellement hilares composent des personnages de comédie superficiels et peu crédibles. « Têtes brûlées », le film que Walsh réalisera ensuite, souffrira du même défaut, surtout imputable à l’influence encore vivace du cinéma muet plus expressif.

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