JENNY FRISCO

JENNY FRISCO

FRISCO JENNY

Un mélodrame de William A. Wellman

71  mn

Avec Ruth Chatterton, Louis Calhern, Helen Jerome Eddy, Donald Cook, James Murray, Pat O'Malley, Harold Huber, Robert Emmet O'Connor, Willard Robertson
Scénario de Robert Lord, Wilson Milner
D'après Gerald beaumont, Lillie Hayward, John Francis Larkin
Musique de Leo F. Forbstein
Photo de Sidney Hickox
Produit par Raymond Griffith

RESUME
A San Francisco, le soir du tremblement de terre de 1906, Jenny apprend à son père qu'elle a l'intention d'épouser le pianiste du bastringue dont ils sont propriétaires. Mais la catastrophe tuera les deux hommes, laissant Jenny seule et enceinte.

COMMENTAIRE
Dans la première moitié des années trente, William Wellman réalise de nombreux drames, pour la plupart à la Warner. Beaucoup relatent le destin tourmenté d’une jeune femme (« Safe in Hell », « Mon grand », « The purchase price », « Rose de minuit », « Lilly Turner ») et terminent souvent sur une note sombre et désenchantée : « Safe in Hell », « Lilly Turner » mais aussi « Central Airport ». « Jenny Frisco », le premier des sept films de Wellman sortis en 1933, est certainement l’exemple le plus appuyé de cette attirance du réalisateur pour ces destins de femmes qui se terminent mal. Car le film ne se contente pas de raconter les errements tragiques d’une femme, il concentre tout un destin sur une situation finale bouleversante. La construction de l’intrigue fait appel à des événements excessifs et improbables pour obtenir une situation affreusement dramatique. En ce sens le film relève plus du mélodrame que du drame : dans la veine de « Madame X », une mère est séparée de son enfant dont elle suit le destin à son insu ; devenu procureur, l’enfant poursuivra sa mère pour un meurtre qu’elle a commis afin qu’il n’apprenne pas qu’elle est sa mère… Malgré les excès de l’histoire, le film n’en demeure pas moins profondément émouvant et ce grâce à une mise en scène intelligente de Wellman qui reconstitue également de manière éclatante une Amérique de début de siècle. La vie du bastringue qui ouvre le film est délicieusement dépeinte. Même s’ils n’ont pas l’ampleur de « San Francisco » sorti trois ans plus tard, les images du tremblement de terre de 1906 qu'on y découvre également ne déméritent pas non plus.

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