KING KONG

KING KONG

KING KONG

Un film fantastique de Merian C. Cooper et de Ernest B. Schoedsack

100  mn

Avec Fay Wray, Bruce Cabot, Robert Armstrong, Frank Reicher, Sam Hardy, Noble Johnson, Steve Clemento, James Flavin
Scénario de James Greelman, Ruth Rose
D'après Merian C. Cooper
Musique de Max Steiner
Photo de Edward Linden, J.O. Taylor
Produit par Merian C. Cooper, Ernest B. Schoedsack

RESUME
Un réalisateur affrète un navire pour partir à la recherche d'une île mystérieuse où, d'après la légende, vit un singe géant. Il a l'intention d'y tourner un film avec en vedette une petite voleuse qu'il a recueilli dans les rues de New York.

COMMENTAIRE
« King Kong » est non seulement le plus populaire de tous les films sortis en 1933, mais il marque également une date dans l’histoire du cinéma. Faisant régulièrement l’objet de remakes à succès, l’histoire est l’une des rares de cette qualité qui ne soit pas tirée d’un roman, mais de l’imaginaire de deux cinéastes atypiques et géniaux, Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. (Curieusement, les films qu’ils réalisent après ce chef-d’œuvre sont médiocres, on pense en particulier au « Fils de Kong » et « Blind Adventure » sortis la même année). Renouant avec le thème fondateur de « La belle et la bête », la tragédie d’un amour impossible, les deux hommes créent un véritable mythe, peut-être le plus fameux des mythes cinématographiques du vingtième siècle. Mais le film n’aurait certainement pas eu ce retentissement s’il n’avait pas bénéficié d’importants moyens de production et surtout s’il n’avait pas dénoté dans le paysage cinématographique hollywoodien de l’époque. Ce sont évidemment les effets spéciaux, mais c’est aussi l’action, l’érotisme, l’exotisme, la poésie, qui, rassemblés dans un même film, lui donne son caractère exceptionnel. A côté de films souvent théâtraux, « King Kong » fait effectivement figure d’exception. Pourtant ce sont moins les éléments pris indépendamment qui sont exceptionnels, (« Le monde perdu » en 1925 utilisait déjà ce type d’effets spéciaux, « Tarzan l’homme singe » en 1932 cet exotisme, de même que l’érotisme est sous-jacent dans de nombreux films du début des années trente…) que leur utilisation simultanée, leur mise en valeur et leur exploitation cohérente. L’une des scènes les plus fascinantes du film, lorsque le grand singe déshabille la belle évanouie, illustre cet aspect : jamais auparavant une telle audace s’était alliée avec autant de charme à des effets spéciaux pour aboutir à un résultat aussi poétique. Au-delà d’une mise en scène maladroite et d’une pléthore de trucages somme toute ridicules qui ont prématurément vieilli le film - tout en lui apportant une dimension attendrissante -, le lyrisme de l’œuvre lui confère un côté intemporel et en fait un classique incontournable.

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