ARROWSMITH

ARROWSMITH

ARROWSMITH

Un drame de John Ford

99  mn

Avec Ronald Colman, Helen Hayes, Richard Bennett, A.E. Anson, Alec Francis, Claude King, Bert Roach, Mirna Loy, Russell Hopton, David Landau, Lumsden Hare
Scénario de Sidney Howard
D'après Sinclair Lewis
Musique de Alfred Newman
Photo de Ray June
Produit par Samuel Goldwyn

RESUME
A la fin de ses études de médecine, Arrowsmith, bien qu'attiré par la recherche, est obligé d'exerce dans un petit village pour faire vivre sa femme. Lorsqu'ils découvrent qu'ils n'auront pas d'enfants, il retourne à New York pour y faire de la recherche.

COMMENTAIRE
Tiré d’un roman de Sinclair Lewis qui reçut le prix Pulitzer en 1926, « Arrowsmith » relate le parcours d’un médecin dont les nobles intentions sont continuellement contrariées par la vie. D’abord obligé d’exercer comme médecin de campagne, il voit son travail exploité à des fins interessés par des institutions pour finalement être anéanti par des concurrents, quand enfin il peut se consacrer à la recherche. Il partira ensuite dans les îles où la peste bubonique sévit, afin d’effectuer pour le bien de l’humanité des expériences contestables, mais ce sera aux prix d’un drame familial. Alors que le roman de Lewis dénonce la rapacité d’une profession à laquelle est confronté un jeune médecin idéaliste, le film de John Ford est plutôt une espèce de roman feuilleton - ponctué d’ellipses abruptes - où se succèdent sans véritable fil conducteur des moments de vie. De ce point de vue, c’est sans surprise qu’on découvre que Sidney Howard, à l’origine du script, est le scénariste du « Vandale », de « Dodsworth » ou de « Autant en emporte le vent » qui sont également des fresques relatant les péripéties d’un personnage de caractère. Hormis l’apparition furtive de Ward Bond et de quelques scènes de beuverie auquel s’adonne un médecin anticonformiste comme les aime Ford, peu de chose rappelle le cinéma du réalisateur. Aseptisé, consensuel, superficiel, sans grande personnalité, le film reste l’œuvre d’un bon artisan, sans plus. Il est vrai qu’il faudra attendre encore quelques années et en particulier « Docteur Bull », une histoire de médecin dont le traitement est très différent de « Arrowsmith », pour découvrir les premières grandes œuvres du cinéaste. Signalons aussi le curieux petit rôle interprété par Mirna Loy. Elle croise à plusieurs reprises le héros (Ronald Colman) alors qu’il est loin de sa femme qui se meurt (Helen Hayes). Très belle, ses insignifiants échanges avec lui sont ambigus. Les auteurs semblent hésiter entre deux approches antagonistes, montrer que ce médecin est homme à résister aux attrait du beau sexe et vouloir faire d’elle sa maîtresse.

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