MADAME SATAN

MADAME SATAN

MADAM SATAN

Une comédie musicale de Cecil B. DeMille

116  mn

Avec Kay Johnson, Reginald Denny, Lillian Roth, Roland Young, Elsa Petersen, Jack King, Wallace McDonald, Théodore Kosloff, Julianne Johnston, Martha Sleeper
Scénario de Jeanie McPherson, Gladys Unger, Elsie Janis
Musique de Clifford Grey, Herbert Stothart, Elsie Janis, Jack King
Photo de Harold Rosson

RESUME
Une femme suspecte son mari d'avoir une aventure. Elle ne mettra pas longtemps pour trouver la responsable, laquelle prétend apporter au mari ce qu'il ne trouve plus avec sa femme. Mais cette dernière va monter un stratagème pour reconquérir son époux.

COMMENTAIRE
Ecrit par Jeanie McPherson, le scénariste attitré de Cecil B. De Mille, ce film est un étrange mélange de genres. S’il est considéré comme une comédie musicale, la seule réalisée par De Mille, c’est aussi un vaudeville, un film catastrophe et un film de science fiction. Alors que toute la première partie est une comédie matrimoniale classique, agrémentée de quelques chansons, la deuxième, totalement surprenante, se déroule à bord d’un Zeppelin où est donnée une soirée costumée. Le numéro d’ouverture, avec ses danseurs vêtus d’habits métallisés et sa musique dissonante, se veut futuriste, comme les uniformes des pilotes, certains ustensiles et le ballon dirigeable qui n’est pas sans rappeler un vaisseau spatial. Ces éléments propres au film de science-fiction, genre qui n’apparaîtra réellement au cinéma que dans les années Cinquante, n’ont rien à envier au kitsch des œuvres à venir. Des références au satanisme ajoutent encore à l'étrangeté du film. Mais le clou du spectacle demeure la scène où l’aéronef est en perdition. Faisant songer aux naufrages maritimes, les gens pris de panique se jettent par-dessus bord. Ici, au lieu de plonger dans l’eau, ils se retrouvent accrochés à un parachute qui sort de tubes insérés dans la structure du dirigeable. Les effets spéciaux, que ce soit la destruction du Zeppelin ou les plans des personnes se retrouvant à flotter dans les airs, ne manquent pas de charme. Il se révèle être le premier film catastrophe sonore de l’histoire, en plus d’être celui qui dénombre le moins de morts.

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