THE MAYOR OF HELL

THE MAYOR OF HELL

THE MAYOR OF HELL

Un drame de Archie Mayo

90  mn

Avec James Cagney, Frankie Darro, Dudley Digges, Madge Evans, Allen Jenkins, Arthur Byron, Sheila Terry, Robert Barrat
Scénario de Edward Chodorov
D'après Islin Auster
Musique de Leo F. Forbstein
Photo de Barney McGill
Produit par Lucien Hubbard

RESUME
Un groupe de jeunes font les 400 coups jusqu'au jour où ils sont arrêtés suite à l'agression d'un épicier. Ils sont jugés, et la plupart sont envoyés dans une maison de correction dirigée par un directeur qui a peu de considération pour les enfants.

COMMENTAIRE
En 1921 Alexandre S. Hill fonde en Angleterre la Summerhill Scholl, une école expérimentale qui applique des méthodes pédagogiques originales dont la principe novateur est d’accorder plus de liberté aux enfants. En faisant appel à des règles démocratiques ces enfants gèrent eux-mêmes leur vie quotidienne. « The Mayor of Hell » s’inspire à n’en pas douter de cette expérience audacieuse : incarné par James Cagney, un recteur adjoint - un caïd qui a usé de corruption pour avoir le poste ! - souhaite réformer la maison de correction qu’il découvre à l’occasion d’une visite. Outré par le traitement inique infligé aux jeunes délinquants, il se démène pour prendre la place de l’antipathique directeur. Finissant par le chasser, il fonde une micro société constituée d’adolescents jouant les rôles de juges, de policiers, d’épiciers élus ; lorsque deux enfants tentent de s’échapper, il les laisse fuir, espérant qu’il reviendront, ce qui ce produit effectivement. Allant plus loin que les expériences de Hill, les auteurs appliquent ses conceptions pédagogiques - déduites de théories psychanalytiques - à des enfants délinquants et, à la limite du grotesque, donnent le rôle de réformateur à un chef mafieux violent et arrogant. Le film fera l’objet d’un remake en 1936, « L’école du crime ». Le personnage principal sera alors un avocat, un choix plus adapté à la fonction. Nous avons en fait affaire ici à une œuvre où les grossières ficelles du film de gangster typique des productions Warner, interfèrent avec une conception avant-gardiste du traitement des enfants délinquants. Ce côté utopique, dû certainement à des hésitations quant au type de message à transmettre, déteint sur le personnage ambigu de Cagney qui possède autant de bons côtés que de mauvais.

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