ME AND MY GAL

ME AND MY GAL

ME AND MY GAL

Une comédie dramatique de Raoul Walsh

77  mn

Avec Spencer Tracy, Joan Bennett, Marion Burns, J. Farrell McDonald, Noel Madison, Henry B. Walthall, Bert Hanlon, George Chandler
Scénario de Arthur Kober
D'après Barry Connors, Philip Klein
Musique de James Hanley
Photo de Arthur Miller

RESUME
Un policier bien vu de ses supérieurs s'éprend d'une petite serveuse dont la sœur, qui vient de se marier avec un capitaine au long cours, a pour ancienne relation un dangereux gangster qui viendra se réfugier chez elle après son évasion de prison.

COMMENTAIRE
A deux reprises - dont l’une conclut le film -, l’acteur fordien J. Farrell McDonald s’avance vers la caméra et, le visage filmé en gros plan - comme rarement on l’observe dans le cinéma de cette époque - invite le spectateur à « boire un coup ». Cette extravagance de la réalisation résume à elle seule la légèreté de ton de ce « Me and My Gal ». Relatant les aventures sentimentales et professionnelles d’un simple flic qui devient inspecteur, le film oscille entre la farce dont le plus bel exemple sont les divagations délirantes de ce vieux pêcheur ivre, la bonne humeur personnifiée par un Spencer Tracy continuellement badin, et l’espièglerie qui caractérise les relations entre lui et une Joan Bennett impertinente. Pour autant le film n’est pas totalement dépourvu de noirceur : outre ce vieil homme paralysé cloué dans sa chaise qui ne peut communiquer qu’en morse en clignant des yeux, on y découvre des truands inquiétants - et cette sœur angoissée à l’idée d’être leur complice - qui font parfois basculer l’œuvre dans le film de gangster. Dans un esprit propre au cinéma des années trente, Raoul Walsh fait cohabiter tous ces aspects avec beaucoup de malice pour finalement offrir un petit film sympathique. De ce point de vue, le début se déroulant sur un port au milieu des dockers est une suite de scénettes aussi incongrues que réjouissantes - donnant l’impression que tout le monde prend plaisir à tourner. On notera en particulier cet homme qui mange une peau de banane alors qu’il en a jeté le contenu, tandis qu’un autre est sur le point de noyer son chien parce qu’il ne peut plus le nourrir.

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