LES AVENTURES DE HUCKLEBERRY FINN

LES AVENTURES DE HUCKLEBERRY FINN

THE ADVENTURES OF HUCKLEBERRY FINN

Un film d'aventures de Richard Thorpe

88  mn

Avec Mickey Rooney, Walter Connolly, William Frawley, Rex Ingram II, Lynne Carver, Jo Ann Sayers, Minor Watson, Elisabeth Risdon, Victor Kilian, Clara Blandick
Scénario de Hugo Butler
D'après Mark Twain
Musique de Franz Waxman
Photo de John Seitz
Produit par Joseph L. Mankiewicz

RESUME
Passant ses journées à pêcher, Huck, qui vit avec sa tante, ne va pas souvent à l'école. C'est alors que son père, un alcoolique notoire, le kidnappe. Le jeune homme s'évade et descend le Mississipi avec un esclave noir évadé.

COMMENTAIRE
L’œuvre de Mark Twain, grand écrivain de l’Ouest américain fondateur de la littérature américaine, a toujours eu les faveurs du cinéma. Mais loin devant des romans comme « Le prince et le pauvre » ou « Un yankee à la cours du roi Arthur », ce sont bien « Les aventures de Tom Sawyer » et sa suite, « Les aventures de Huckleberry Finn », qui demeurent les plus prisées des producteurs. Entre 1917 et 1974, pas moins de cinq adaptations de chacune de ces deux histoires verront le jour à Hollywood. Après Lewis Sargent et Jackie Coogan, c’est au tour de Mickey Rooney, la vedette enfant MGM du moment, d’incarner ici ce sauvageon, symbole de liberté, qui descend le Mississipi en compagnie d’un esclave en fuite. Même si son indéfectible inclination au cabotinage persiste, même si la mise en scène de Richard Thorpe est quelque peu guindée, son interprétation laisse transparaître toute l’innocence et la truculence du héros de Twain. Avec sa pipe, son grand chapeau de paille et ses pieds nus, trois éléments typiques du personnage, il correspond parfaitement au héros qu’on voit en lui. Ajouté au fait que le film donne à voir un Mississippi convaincant, cette version, comparée à celle de 1931 de Norman Taurog et à celle de 1960 de Michael Curtiz, demeure certainement la plus attachante. C’est également l’occasion de découvrir un personnage de Noir qui ne soit pas aussi caricatural que ceux décrits habituellement à cette époque. Découvert trois ans auparavant dans « Verts pâturages », Rex Ingram incarne en effet un Noir sensible et héroïque. Le discours antiesclavagiste et la condamnation du lynchage confirment la dimension humaniste du récit. En bref, signalons encore que la musique du générique donne parfaitement la couleur du film, que de nombreuses scènes sont filmées de nuit laissant à l’imagination le soin de reconstituer les décors de rues ou de marécages, et enfin qu’on ne peut être indifférent à cette belle séquence quand Finn implore le fleuve, sorte de Dieu vivant, de l’aider à sauver son ami.

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