PATROUILLE EN MER

PATROUILLE EN MER

SUBMARINE PATROL

Un film de guerre de John Ford

91  mn

Avec Richard Greene, Nancy Kelly, Preston Foster, George Bancroft, Slim Summerville, John Carradine, Henry Armetta, Warren Hymer, Douglas Fowley, J. Farrell McDonald, Ward Bond, Robert Lowery, George E. Stone, Elisha Cook jr, Jack Pennick, Charles Trowbridge, Moroni Olsen, Victor Varconi
Scénario de Rian James, Darrell Ware, Jack Yellen
D'après Ray Milholland
Musique de Arthur Lange
Photo de Arthur Miller
Produit par Darryl Francis Zanuck

RESUME
Lors de la Première Guerre mondiale, l'héritier d'une riche famille demande à s'enrôler dans la marine. Il est affecté en tant que mécanicien sur un chasseur de sous-marins : le navire est modeste et l'attente sera longue avant de partir en mission.

COMMENTAIRE
Confiné, isolé, peu sécurisant, le chasseur de sous-marins est un lieu de choix pour resserrer les liens entre les hommes, pour exprimer cette entente et cette entraide que John Ford apprécie. Il avait déjà réalisé précédemment « Corsaire de l’Atlantique » et « Homme sans femme » pour répondre à cet attrait, mais alors que ces deux films sont assez impersonnels, « Patrouille en mer » ne peut être attribuable qu’à lui. Outre la présence d’acteurs indissociables de son œuvre (John Carradine, Ward Bond, J. Farrell McDonald, Jack Pennick), on retrouve le groupe soudé constitué d’individus dont les travers relevant de la roublardise, de la nonchalance, ou du jugement impulsif - que manifeste en particulier ce capitaine qui refuse que sa fille se marie avec le héros -, lui permettent de donner libre cours à son sens de la comédie. Comme une constante dans son œuvre, des séquences de bonne humeur et de franche camaraderie ponctuent d’autres plus graves. Ainsi, le film montre des hommes d’équipage oisifs s’en donner à cœur joie, et plus tard, dans un registre plus dramatique, il montre ces mêmes hommes en prise avec l’ennemi. De la même manière l’intrigue sentimentale est composée de scènes joyeuses interrompues par des scènes plus tendues. Mais le véritable changement de ton apparaît dans deux scènes comme seul Ford sait les créer, l’une lorsque le navire quitte le port de New York, et l’autre lorsque l’équipage respecte un moment de silence en mémoire des sous-mariniers qu’ils viennent d’envoyer par le fond. La première, rappelant le départ en mission des colonnes de cavalerie dans ses westerns, donne à voir toute la tristesse engendrée par la séparation et la crainte de ne pas revenir ; la seconde traduit le respect qu’on se doit d’avoir pour tout homme, qu’il soit ennemi ou non.

Tous les droits de reproduction et de diffusion réservés © 2013 Hollywood33