PAVILLON NOIR

PAVILLON NOIR

THE SPANISH MAIN

Un film d'aventures de Frank Borzage

101  mn

Avec Paul Henreid, Maureen O'Hara, Walter Slezak, Binnie Barnes, John Emery, Barton McLane, J. M. Kerrigan
Scénario de George W. Yates, Herman J. Mankiewicz
D'après Aeneas McKenzie
Musique de Hans Eisler
Photo de George Barnes
Produit par Frank Borzage, Stephen Ames, Robert Fellows

RESUME
Un navire hollandais s'échoue sur une île gouvernée par un tyran à la solde de l'Espagne. Le capitaine, condamné à mort, s'évade et devient un redoutable pirate. Il intercepte le navire qui emmène la future femme du tyran, puis l'épouse.

COMMENTAIRE
« Pavillon noir » est très certainement le seul film d’aventure réalisé par Frank Borzage. Plus habitué à diriger des scènes intimes que des grandes scènes de combat, grand spécialiste du mélodrame, il est étonnant de le voir là, mettre en scène un film de pirates dans la grande tradition Hollywoodienne. Même s’il y manque le lyrisme - peut-être aussi le budget - d’un Michael Curtiz ou d’un Henry King, il ne démérite pas, loin s’en faut. Il faut dire à sa décharge que Paul Henreid n’est pas Tyronne Power ou Errol Flynn. Henreid possède néanmoins ici d’un certain panache et on ne retrouve pas ce coté guindé qu’on lui connaît par exemple lorsqu’il interprète ce chef de la résistance dans « Casablanca ». Hormis la beauté de Maureen O'Hara, qui joue par ailleurs les potiches, le film vaut surtout, comme souvent dans les films de pirates, par le charisme du méchant incarné ici par Walter Slezak. Servi par un excellent dialogue, dont le mérite revient très certainement à Herman J. Mankiewicz, (rien dans la filmographie de George W. Yates, l’autre scénariste du film, ne prête à penser qu’il en est l’artisan) le rôle est savoureux. On sent une véritable délectation de la part des auteurs à en faire un personnage particulièrement méprisant et imbu de lui-même, en plus d’être méchant et cruel.

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