PICTURE SNATCHER

PICTURE SNATCHER

PICTURE SNATCHER

Une comédie dramatique de Lloyd Bacon

77  mn

Avec James Cagney, Ralph Bellamy, Patricia Ellis, Alice White, Robert Emmet O'Connor, Robert Barrat, Tom Wilson, Hobart Cavanaugh
Scénario de Allen Rivkin, P. J. Wolfson
D'après Danny Ahearn
Musique de Leo F. Forbstein
Photo de Sol Polito
Produit par Raymond Griffith

RESUME
Un truand qui a passé plusieurs années en prison décide à sa sortie de reprendre le droit chemin. Il se présente à une place de journaliste, mais ne sachant pas écrire il n'est pas retenu. Tout s’arrangera lorsqu'il ramènera la photo d'un forcené.

COMMENTAIRE
Alors qu’il a déjà tourné dans six films depuis « L’ennemi public » qui le révèle en 1931, c’est la première fois que James Cagney endosse à nouveau l’habit du caïd. Finalement, l’habit lui va si bien que la Warner lui fera jouer ce type de personnage dans deux autres films cette année, ce sera « The Mayor of Hell » et « Le tombeur». Il faudra cependant attendre « Les anges aux figures sales » et « Les fantastiques années vingt », sortis à la fin des années trente, pour qu’il retrouve un véritable rôle de salaud comparable à celui qu’il campe dans « L’ennemi public ». Car dans ces trois films de 1933 (il en tournera cinq en tout cette année-là) il demeure plutôt sympathique et ce malgré des attitudes parfois ambiguës. C’est toujours un mafieu qui se découvre une vocation pour une activité susceptible de le racheter au yeux de la morale : il devient éducateur dans « The Mayor of Hell », acteur à succès dans « Le tombeur » et journaliste ici. Conscient que le tempérament hâbleur et tête brûlée de Cagney - qui lui a valu son succès - s’accommode difficilement avec un héros foncièrement gentil, la Warner - où il est sous contrat - lui fait interpréter des personnages de héros moralement équivoque. De ce fait, s’il devient journaliste ici, c’est pour un journal à la réputation douteuse qui recherche le sensationnel avant tout, et s’il est embauché, c’est pour avoir dérobé la photo de mariage d’un forcené qui vient de perdre sa femme dans un incendie. Le traitement plutôt bon enfant rend toutefois acceptable ces initiatives contestables. De même, si la morale est sauve lorsqu’il prend en photo un truand tombant sous les balles, c’est parce qu’auparavant il est venu en aide à la femme et aux enfants de celui-ci. Mais tenter d’en faire continuellement un mauvais garçon à qui l’on pardonne tout est une tâche difficile. Lorgnant ouvertement sur le pamplemousse écrasé sur la joue de Mae Clark dans « L’ennemi public », Cagney se montre à plusieurs reprises violent avec une jeune femme, des actes gratuits qui dans ce contexte sont à la limite du politiquement correct.

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