PRIVATE DETECTIVE 62

PRIVATE DETECTIVE 62

PRIVATE DETECTIVE 62

Un policier de Michael Curtiz

67  mn

Avec William Powell, Margaret Lindsay, Ruth Donnelly, Gordon Westcott, Arthur Hohl, Natalie Moorhead, James Bell, Hobart Cavanaugh, Irving Bacon
Scénario de Rian James
D'après Raoul Whitfield
Musique de Leo F. Forbstein
Photo de Tony Gaudio
Produit par Hal B. Wallis

RESUME
Un aventurier est honteusement chassé de France après avoir été jugé pour des vols de documents secrets. De retour à New York, sans le sou, il tente de trouver une place comme détective. Echouant dans ses recherches, il s'associe avec un escroc.

COMMENTAIRE
Comme pour William Wellman et d’Henry Hathaway, l’année 1933 sera quantitativement exceptionnelle pour Michael Curtiz : il réalisera comme les deux autres célèbres cinéastes, pas moins de sept films cette année-là, formant ainsi la période la plus prolifique d’une carrière déjà particulièrement féconde. Si cela s’apparente à du travail à la chaîne, le travail de Curtiz - et de Wellman - n’en demeure pas moins irréprochable dans l’ensemble. C’est ainsi que l’histoire de « Private Detective 62 », qui s’inscrit dans ce qui se faisait couramment à l’époque, se place au-dessus du lot. Par son savoir-faire discret mais efficace, la diversité de ses plans, Curtiz parvient à dynamiser le scénario convenu de Rian James. Les premières minutes du film, où dans un Paris nocturne deux hommes se rencontrent pour manigancer un vol, sont révélatrices de son talent : il se dégage de cette séquence particulièrement fignolée - et pourtant non indispensable à l’intrigue -, une ambiance, un mystère, qui incitent le spectateur à entrer immédiatement dans le film. Dans le plus pur style Warner, l’intrigue s’accélère ensuite pour finalement déboucher sur le corps de l’histoire elle-même : un détective enquête sur une jolie femme (Margaret Lindsay) qui ne cesse de gagner au casino. Cette partie plutôt classique dans son contenu, devient intéressante grâce en particulier au traitement du héros. Après « The Greene Murder Case » sorti en 1929, William Powell récidive dans un rôle de détective, un rôle qui lui convient parfaitement et qu’il retrouvera de nombreuses fois pas la suite, en particulier dans la série à succès des « Introuvables ». Son air distingué et malicieux en fait un détective sympathique. Dans un autre rôle de détective, Powell retrouvera Curtiz la même année dans « Meurtre au chenil ».

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