PROLOGUES

PROLOGUES

FOOTLIGHT PARADE

Une comédie musicale de Lloyd Bacon et de Busby Berkeley

99  mn

Avec James Cagney, Joan Blondell, Ruby Keeler, Dick Powell, Frank McHugh, Guy Kibbee, Ruth Donnelly, Hugh Herbert, Claire Dodd, Gordon Westcott, Arthur Hohl, Paul Porcasi
Scénario de Manuel Seff, James Seymour
Musique de Harry Warren, Sam Fain, Al Dubin
Photo de George Barnes
Produit par Robert Lord

RESUME
Les spectacles de Broadway ne font plus recette depuis l'arrivée du cinéma parlant. Un chorégraphe au chômage a alors l'idée de monter des revues en première partie des films et de distribuer le même numéro dans plusieurs salles.

COMMENTAIRE
Devenu célèbre grâce à un jeu nerveux, à des attitudes provocantes et à un côté frondeur qui en font un mauvais garçon fascinant, James Cagney affiche ici, pour la premier fois, d’autres talents. Alors que durant toute la première partie du film il incarne un chorégraphe survolté, un personnage qui correspond parfaitement à son tempérament, il va participer dans la dernière partie à un tableau musical. A cette occasion il exécute avec Ruby Keeler un numéro de claquette enthousiasmant qui révèlera au public de convaincants talents de danseurs. (Hélas, il faudra attendre 1937 avec « Hollywood Hollywood », et surtout 1942 avec « La parade de la gloire », pour le voir à nouveau les exploiter). Laissant de côté, le temps de ce film, ses rôles de petite frappe pour devenir un créateur de spectacles musicaux, il participe au dernier volet d’une trilogie qui fera de Busby Berkeley l’un des grands maîtres de la comédie musicale. Après « Quarante deuxième rue », le plus important succès Warner de la décennie, après « Chercheuse d’or 1933 », certainement le plus intéressant des trois - avec ses références à la crise -, il conclut l’année avec ce « Prologue » très semblable au premier dans sa structure - un personnage se bat pour monter un spectacle présenté à la fin du film. Il aura fait montre avec ces trois films, tous sortis en 1933, d’une imagination époustouflante - imagination à laquelle le personnage incarné par Cagney est d’ailleurs constamment confronté. Outre les fameuses danses kaléidoscopiques (elles font appel ici à l’élément liquide), il imagine des tableaux qui se présentent comme des histoires dans l’histoire, rappelant par moment, tel le magnifique « Shangai Lil », le travail qu’effectuera Vincent Minnelli vingt ans plus tard. Ces tableaux (il y en a trois ici) sont non seulement d’une grande richesse visuelle, mais ont cette particularité de faire participer activement la caméra : gros plans, travellings, panoramiques, toutes les possibilités sont exploitées. Plus anecdotique, Berkeley ne craint pas les références sexuelles, révélant chez lui un côté libertin séduisant. La braguette formée de danseuses qui s’ouvre et se ferme, la séquence pleine d’allusions de la nuit de noce, sont quelques-unes de celles-ci.

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