THE PURCHASE PRICE

THE PURCHASE PRICE

THE PURCHASE PRICE

Une comédie dramatique de William A. Wellman

65  mn

Avec Barbara Stanwyck, George Brent, Lyle Talbot, David Landau, Murray Kinnell, Leila Bennett, Snub Pollard
Scénario de Robert Lord
D'après Arthur Stringer
Musique de Leo F. Forbstein
Photo de Sidney Hickox

RESUME
Pour échapper à un amant trop assidu, une chanteuse s'enfuit dans le Dakota pour retrouver un fermier qui s'attend à épouser une bonne avec laquelle il n'a fait qu'échanger des photos. Ils se marient mais leurs rapports deviennent vite tendus.

COMMENTAIRE
A la vision des premières images on s’attend à découvrir un énième drame sur fond de lutte de classes situé dans les milieux du music-hall : un mauvais garçon et un riche héritier entretiennent des relations avec une chanteuse – jouée par Barbara Stanwyck. Mais alors que rien ne le laissait prévoir, cette jeune chanteuse fuit la ville pour refaire sa vie à la campagne. Stanwyck descend sur un quai de gare perdu dans l’immensité d’un désert. Tranchant avec le début, le film devient alors un mélodrame rural, un genre moins sophistiqué que le précédent où les mœurs sont plus sommaires et les personnages plus rudes et plus spontanés. C’est l’occasion pour nous de découvrir un William Wellman truculent. Il appuie l’aspect rustique du genre pour nous donner à voir un monde paysan à la limite de la caricature. On assiste - sans une certaine délectation - à un mariage de convenance où les témoins, des idiots, n’ont pas grand-chose à envier au juge de paix qui le célèbre, puis à une fête de noces, véritable beuverie où hommes et femmes sont totalement désinhibés. A côté de cela, le film traite des relations tumultueuses d’un couple qui n’a rien en commun. Humilié parce qu’elle se refuse à lui le premier soir, le mari décide de faire chambre à part. Par la suite, l'épouse récalcitrante usera en vain de ses charmes pour qu’il la rejoigne dans son lit. Nous sommes avant l’instauration du code de censure et Wellman peut encore traiter de l’aspect sexuel des relations amoureuses. C’est ainsi que la souffrance qu’endure le personnage incarné par Stanwyck s’apparente à de la frustration sexuelle. Le drame est avant tout l’histoire de cette frustration : le dénouement survient lorsqu’on devine que cette belle jeune femme n’aura plus à l’endurer… Enfin, Wellman n’oublie pas d’aborder le drame social : dans une scène toute en sensibilité, presque hors propos, l’ancienne chanteuse aide une pauvre femme qui vient de donner naissance à un enfant. Quand on songe que le film ne dure qu’un peu plus d’une heure on constate une fois de plus à quel point les œuvres de cette époque sont denses !

Tous les droits de reproduction et de diffusion réservés © 2013 Hollywood33