QUARANTE-DEUXIÈME RUE

QUARANTE-DEUXIÈME RUE

42ND STREET

Une comédie musicale de Lloyd Bacon et de Busby Berkeley

86  mn

Avec Warner Baxter, Bebe Daniels, George Brent, Ruby Keeler, Guy Kibbee, Una Merkel, Ginger Rogers, Ned Sparks, Dick Powell, Allen Jenkins, Edward Nugent, Robert McWade, George E. Stone
Scénario de James Seymour, Rian James
D'après Bradford Ropes
Musique de Harry Warren, Al Dubin
Photo de Sol Polito
Produit par Darryl Francis Zanuck

RESUME
Apprenant que sa santé décline, un metteur en scène souhaite mettre ses dernières forces à monter un spectacle de music-hall. Un commanditaire subventionne le spectacle car il est amoureux de la vedette, mais celle-ci en aime un autre.

COMMENTAIRE
« Quarante-deuxième rue » n’est certainement pas la meilleure comédie musicale chorégraphiée par Busby Berkeley, mais c’est la première de cette envergure, ce qui explique probablement que ce soit l’une de ses plus réputées. Jamais auparavant on avait vu une telle osmose entre chorégraphie et cinéma. En créant des ballets qui trouvent leur expressivité grâce au montage et au jeu de la caméra, telles que les danses kaléidoscopiques, Berkeley va donner pour la première fois au musical une dimension cinématographique. (Le succès du film, qui résulte à n’en pas douter à cet apport novateur, conduit le cinéaste à chorégraphier deux autres comédies dans la même veine cette année-là. La Warner qui tire un gros bénéfice de ces productions devient alors la référence en terme de musical au début des années trente). Cependant, il faut attendre la fin de « Quarante-deuxième rue » pour découvrir le travail de Berkeley. De plus, la rupture avec ce qui se fait à l’époque est encore assez timide. Des trop rares chorégraphies qui sont présentées, seules celles utilisant des disques tournants et des panneaux en forme de gratte-ciel sont vraiment novatrices, alors que celle se déroulant dans un train reste assez classique. Hormis ces séquences qui forment à n’en pas douter le clou du spectacle, le film présente peu d’intérêt. Constitué de nombreuses intrigues qui s’entrecroisent, le scénario est conventionnel et serait ennuyeux s’il n’y avait pas une distribution pléthorique pour le servir. Warner Baxter qui interprète un metteur en scène en bout de course en fait trop pour être crédible.

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