REBECCA

REBECCA

REBECCA

Un drame de Alfred Hitchcock

125  mn

Avec Laurence Olivier, Joan Fontaine, George Sanders, Judith Anderson, Gladys Cooper, Nigel Bruce, Reginald Denny, C. Aubrey Smith, Melville Cooper, Florence Bates, Leo G. Carroll, Lumsden Hare, Forrester Harvey
Scénario de Robert E. Sherwood, Joan Harrison
D'après Daphné du Maurier
Musique de Franz Waxman
Photo de George Barnes
Produit par David O. Selznick

RESUME
@P@F.Dans le sud de la France, un riche Lord anglais, veuf depuis peu, s'éprend d'une dame de compagnie et l'épouse. Il l'emmène dans sa grande demeure anglaise, mais là le souvenir de son ex-épouse est encore vivace parmi certains domestiques.

COMMENTAIRE
Pour la deuxième année consécutive, après « Autant en emporte le vent », David O. Selznick décroche l’Oscar du meilleur film. Il se sera cette fois-ci offert les services du plus réputé des réalisateurs anglais, Alfred Hitchcock, pour y parvenir. « Rebecca » devient par la même occasion le premier film américain du cinéaste. Ce sera également son unique film à remporter la précieuse statuette - et ce malgré tout le talent qu’on lui prête. Outre ces éléments évènementiels, le film a ceci de remarquable qu’il concilie assez bien les affinités de ces deux hommes à la forte personnalité. Comme dans « Autant en emporte le vent », une héroïne est confrontée à un univers hostile qu’elle doit subir pour finalement le surmonter et, représentative de l’œuvre de Hitchcock, l’atmosphère se compose de mystères dévoilés avec une délectation non dissimulée. Plus que l’histoire à la chute plutôt décevante, ce sont bien ces deux aspects qui constituent les particularités remarquables de cette œuvre. Selznick y ajoute ce côté cossu, romanesque et aristocratique tandis que Hitchcock se plaît à jouer avec les effets de caméra, la surprise, l’ironie, pour faire naître une inquiétude. George Sanders - qui joue aussi dans le prochain film du réalisateur - semble cristalliser ces deux approches. Par sa prestance hautaine, son phrasé appliqué, il traduit le côté ostentatoire de Selznick, alors que son verbe acerbe, ironique, alimente cette perversion que Hitchcock décline avec talent.

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