LA REINE CHRISTINE

LA REINE CHRISTINE

QUEEN CHRISTINA

Un drame historique de Rouben Mamoulian

97  mn

Avec Greta Garbo, John Gilbert, Ian Keith, Lewis Stone, Elisabeth Young, C. Aubrey Smith, Reginald Owen, Lawrence Grant
Scénario de H.M. Harwood, Salka Viertel, S.N. Behrman
D'après M.P. Levino
Musique de Herbert Stothart
Photo de William H. Daniels
Produit par Walter Wanger

RESUME
Au 17ème siècle, en Suède, la Reine Christine gouverne son pays avec conviction. Dans l'intérêt de celui-ci, un mariage a été arrangé. Mais c'est lorsqu'elle rencontrera un ambassadeur espagnol qu'elle découvrira le grand amour.

COMMENTAIRE
Préférer l’amour d’un homme à celui de tout un peuple, tel est l’argument profondément romantique de ce film. Il est d’autant plus magnifique que cette reine est éprise de son peuple auquel elle a consacré ses jeunes années. Finalement, la dernière photo, l’une des plus connue de Greta Garbo, où à la proue d’un navire, elle regarde l’horizon en faisant face à la brise, montrera une femme qui a tout perdu. Ce drame est l’un des plus beaux de Garbo. Non pas tant à cause du matériau original que de l’exploitation qui en est fait. Comme pour le « Cantique des cantiques », Rouben Mamoulian transmet avec une incroyable justesse le côté secret de cette femme. En filmant sa marche décidée à travers les couloirs du palais, il en fait un personnage volontaire, résolu à prendre en main son destin et celui de son pays, ce qui se confirme dans les relations qu’elle entretient avec ses conseillers. Il la décrit aussi comme une femme intelligente et cultivée lorsqu’au petit matin, encore couchée, elle lit frénétiquement des œuvres littéraires. Mais c’est quand derrière cette chape de paraître raffiné surgit la passion dévastatrice pour un homme ; c’est quand, dissimulant sa véritable identité et redevenue une simple femme, elle se révèle, que Mamoulian nous dévoile avec délicatesse le véritable envers de ce personnage. On comprend alors qu’elle a une sensualité et un romantisme que sa fonction de reine avait contraint jusqu’alors à refouler. La présence de John Gilbert - brûlant ici de ses derniers feux - auprès de Garbo, en faisant référence aux relations passionnelles de la « la chair et le diable », complète l’impression de plénitude dans leurs rapports amoureux.

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