ROSE-MARIE

ROSE-MARIE

ROSE-MARIE

Une comédie musicale de Woody S. Van Dyke

110  mn

Avec Jeanette McDonald, Nelson Eddy, James Stewart, David Niven, Una O'Connor, Reginald Owen, Alan Mowbray, Allan Jones
Scénario de Frances Goodrich, Albert Hackett, Alice Duer G. Miller
D'après Otto Harbach, Oscar Hammerstein
Musique de Rudolf Friml
Photo de William H. Daniels
Produit par Hunt Stromberg

RESUME
Après une représentation, une célèbre cantatrice quitte précipitamment ses invités pour rejoindre son frère évadé de prison et réfugié dans la forêt canadienne. En chemin, elle croise le sergent de la police montée chargé d'interpeller son frère.

COMMENTAIRE
Un prétexte grossier a été imaginé pour réunir une cantatrice et un policier au milieu de forêts canadiennes, le frère criminel - incarné par un sympathique James Stewart en début de carrière. D’ailleurs, le personnage se révèle dramatiquement encombrant quant il s’agit de justifier en quoi sa sœur peut l’aider et ce qu’il adviendra de lui, lorsqu’à la fin, il est remis aux autorités. Mais là n’est pas l’intérêt du film, outre les chansons toujours plaisantes pour les amateurs du genre - l’opérette en l’occurrence -, c’est le dépaysement que confèrent les décors naturels et les costumes, qui en font son originalité. Les indiens, la police montée, les lacs de montagne, les forêts de résineux, les cabanes isolées, sont autant de détails caractéristiques de la carte postale canadienne idyllique. A noter qu’on assiste aussi à une impressionnante fête rituelle indienne qui est d’autant plus intéressante qu’elle semble authentique. Si les extérieurs ont nécessité des efforts de la MGM - qui habituellement à tendance à rester dans ses studios - elle n’a pas été jusqu’à supprimer les horribles transparents dont elle est également une inconditionnelle ! Quant à l’interprétation, Jeannette McDonald, la grande prêtresse de l’opérette cinématographique américaine, bien qu’elle soit assimilée à un genre kitsch, montre un charme qui n’est pas sans rappeler celui de Norma Shearer. Pour l’illustrer citons la scène où dans un bouge elle interprète des chansons légères au milieu d’ivrognes qui ne l’écoutent pas. Elle est remarquable lorsqu’elle tente d’imiter les manières d’une chanteuse vulgaire habituée de ce type d’endroit.

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