ROXIE HART

ROXIE HART

ROXIE HART

Une comédie de William A. Wellman

75  mn

Avec Ginger Rogers, Adolphe Menjou, George Montgomery, Lynn Overman, Nigel Bruce, Phil Silvers, Sarah Allgood, William Frawley, Spring Byington
Scénario de Nunnally Johnson
D'après Maurice Watkins
Musique de Alfred Newman
Photo de Leon Shamroy
Produit par Nunnally Johnson

RESUME
Après l'assassinat d'un homme, sur les conseil de journalistes, une danseuse s'accuse volontairement du meurtre afin de devenir célèbre. Son avocat, spécialisé dans ce type d'affaire, va devoir tout mettre en œuvre pour qu'elle échappe à la pendaison.

COMMENTAIRE
William A. Wellman réalise six films à la Fox durant toute sa carrière. Parmi ces films, tous sortis entre 1942 et 1948, on note au moins deux chefs-d’œuvre, « L’étrange incident » et « La ville abandonnée ». Si dans l’ensemble le studio a été profitable à son œuvre, le premier film qu’il réalise pour lui, « Roxie Hart », traduit en revanche des débuts difficiles. Ce sera effectivement le moins intéressant des films qu’il tournera pour le studio. Ceci est surprenant, car outre le réalisateur, le générique présente des artistes talentueux. Comment imaginer en effet qu’un scénario de Nunnally Johnson interprété par Ginger Rogers et Adolphe Menjou puisse être pénible ! (Rappelons que Johnson avait écrit « Les raisins de la colère » deux ans plus tôt, et que Rogers joue dans « Uniforme et jupons courts » cette même année). Cette déception provient non seulement du fait que le film est particulièrement bavard et statique, mais aussi que tous les comédiens en font trop et Rogers en particulier. Durant tout le film on assiste à des joutes verbales interminables où l’actrice s’évertue à jouer les charmeuses bêtes et vulgaires. Certes nous sommes dans le registre du loufoque et du débridé, mais tout cela sonne faux. Pourtant l’argument, comme la structure de l’histoire d’ailleurs, ne sont pas sans qualité. A travers un flash-back au parfum de nostalgie, le film relate l'aventure pittoresque d’une soit disante meurtrière qui se fait emprisonner afin qu’on parle d’elle. Le côté décalé du propos avait de quoi séduire. A cela s’ajoute un cynisme, une ironie, des allusions aux rapports primitifs qui lient l’homme et la femme, qui ne sont pas sans rappeler les meilleures comédies à venir de Billy Wilder.

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