SA FEMME ET SA DACTYLO

SA FEMME ET SA DACTYLO

WIFE VERSUS SECRTARY

Une comédie dramatique de Clarence Brown

88  mn

Avec Clark Gable, Jean Harlow, Mirna Loy, May Robson, George Barbier, James Stewart, Hobart Cavanaugh, Tommy Dugan, Gilbert Emery, Marjorie Gateson, Gloria Holden
Scénario de Norman Krasna, John Lee Mahin, Alice Duer G. Miller
D'après Faith Baldwin
Musique de Herbert Stothart, Edward Ward
Photo de Ray June
Produit par Hunt Stromberg

RESUME
Le directeur d'une importante agence de presse est profondément amoureux de sa femme avec laquelle il est marié depuis deux ans et qui lui fait toute confiance. Mais l'homme a également une charmante secrétaire, laquelle lui est entièrement dévouée.

COMMENTAIRE
Jean Harlow interprète peut-être ici l’un de ses plus beaux rôles. A contre emploi, loin de la bombe provocante et vulgaire qu’elle affiche avec plus ou moins de réussite dans la plupart de ses films, elle incarne une secrétaire chevronnée qui s’investit entièrement dans son travail. Belle, attirante, elle n’en est pas moins réservée et dépourvue de ce côté aguicheur qu’on lui connaît tant. Elle en est presque méconnaissable. Même lorsque toutes les conditions sont réunies, jamais son personnage ne profite de la situation, bien au contraire. Il faut dire aussi que le scénario, écrit pas des gens de talent, décline avec subtilité des relations sentimentales inhabituelles. Alors que le titre laisse présager un vaudeville à l’américaine, l’histoire se révèle une habile étude autour de la jalousie, de la confiance en l’autre et du rapport amoureux. L’épouse d’un riche chef d’entreprise, dont la vie de couple est des plus harmonieuse, doute peu à peu de la fidélité de son mari. Un certain nombre d’éléments convergents - soigneusement imaginés pour les besoins de l’intrigue -, lui laisse à penser que celui-ci entretient une aventure extraconjugale avec sa charmante secrétaire. D’apparence il n’en est rien, et ses doutes relèvent de l’imagination la plus pure. Mais cela se révèle plus ambigu : car si les apparences sont sauves et que les rapports entre le patron et sa secrétaire sont clairement d’ordre professionnel, les sentiments qu’ils ressentent l’un pour l’autre vont lentement dériver vers quelque chose de plus troublant qui, avec raison, a de quoi inquiéter l’épouse. Les a priori et les mises en gardes des amies se révéleront justifiés. Finalement, derrière le thème de l’épouse qui se croit trompée, se devine celui des dérives amoureuses qu’entraîne malgré eux la complicité et la collaboration entre hommes et femmes. Enfin, une fois n’est pas coutume, l’issue se révèle aussi belle qu’elle correspond aux convenances du cinéma de l’époque.

Tous les droits de reproduction et de diffusion réservés © 2013 Hollywood33