BARBARA, FILLE DU DESERT

BARBARA, FILLE DU DESERT

THE WINNING OF BARBARA WORTH

Un western de Henry King

90  mn

Avec Ronald Colman, Vilma Banky, Gary Cooper, Charles Lane, Paul McAllister, Clyde Cook
Scénario de Frances Marion
D'après Harold Bell Wright
Photo de George Barnes, Thomas E. Branigan
Produit par Samuel Goldwyn

RESUME
Dans le désert, une petite fille dont le père et la mère viennent de mourir est recueillie par un homme qui veut faire de ce pays une terre fertile. Lorsqu'il aura enfin les crédits pour irriguer le désert, la fillette sera devenue une belle jeune femme.

COMMENTAIRE
Aspect peu abordé de la conquête de l’Ouest - certainement à cause des importants moyens de production que cela nécessite -, le film relate le combat mené par des « bâtisseurs de l’Amérique » pour fertiliser des terres désertiques en détournant le cours du Colorado. Cette viabilisation des terres entraîne l’arrivée d’ingénieurs, d’ouvriers et enfin de colons, autant de figurants qui apparaissent ici pour faire du film une réelle superproduction. De nombreuses séquences montrent d’impressionnants convois de chariots, lesquels sont parfois tractés par de longs attelages de mulets - comme on en trouve dans le désert de la mort où le film a peut-être été tourné. (Comme souvent dans les westerns de cette époque, il n’est pas rare de voir des automobiles au milieu des chariots à bâches). S’ajoute à cela le clou du spectacle, la rupture d’un barrage qui libère une vague meurtrière à laquelle la population d’une ville va tenter d’échapper. Mais outre ces scènes spectaculaires et de magnifiques images de désert, l’histoire est assez convenue. De façon quelque peu maladroite, elle décline des rivalités amoureuses et les abus de méchants conventionnels, des profiteurs dont les actes mènent à la catastrophe. Deux ingénieurs, l’un interprété par Ronald Colman, l’autre par Gary Cooper qui interprète ici son premier rôle au cinéma, sont épris de la même femme. Mais tandis que le personnage campé par Cooper semble décidé à la séduire, au motif qu’elle éprouve pour lui de l’amour fraternel, il s’efface brutalement au profit de son rival… Pour conclure, signalons la très belle scène d’ouverture où une jeune femme, seule avec son enfant, vient d’enterrer son mari au milieu du désert. L’impression de solitude, et surtout de photographie « brûlée » par un soleil de plomb, rappellent les séquences finales des « Rapaces » tourné deux ans auparavant par Eric von Stroheim peut-être au même endroit.

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