LA SARABANDE DES PANTINS

LA SARABANDE DES PANTINS

O'HENRY'S FULL HOUSE

Une comédie de Henry Hathaway et de Howard Hawks et de Henry King et de Henry Koster et de Jean Negulesco

113  mn

Avec Fred Allen, Anne Baxter, Jeanne Crain, Farley Granger, Charles Laughton, Oscar Levant, Marilyn Monroe, Jean Peters, Gregory Ratoff, Dale Robertson, David Wayne, Richard Widmark, Joyce McKenzie, Richard Rober, Richard L. Breen, Walter Bullock, Ivan Goff, Ben Roberts, Lamar Trotti
Scénario de Lamar Trotti
D'après O'Henry
Musique de Alfred Newman
Photo de Lloyd Ahern
Produit par Andre Hakim

RESUME
Cinq sketches tirés de nouvelles d'O' Henry : un vagabond qui veut passer l'hiver en prison ; un policier qui doit rembourser une dette de jeu à un assassin ; une jeune femme qui pense mourir lorsqu'une vigne vierge n'aura plus de feuilles…

COMMENTAIRE
Après « Six destins » réalisé par Julien Duvivier en 1942, la Fox produit en 1952 deux films à Sketches, « Cinq mariages à l’essai » et « La sarabande des pantins ». Cette double sortie coup sur coup est d’autant plus exceptionnelle que ce type de production n’est pas courant dans le cinéma américain. Comme « Si j’avais un million », comédie à sketches de 1932, « La sarabande des pantins » a cette particularité d’avoir une distribution pléthorique et d’être mis en scène par plusieurs réalisateurs. Si ceux-la sont souvent les plus prestigieux du studio, le résultat n’est pas un chef-d’œuvre pour autant. Véritables court métrages de commande de qualité inégale, chaque petit film d’une durée de vingt minutes semble avoir été réalisé à la va-vite. Curieusement, leur qualité est inversement proportionnelle à la réputation du cinéaste qui le réalise. Les plus mauvais sont en effet ceux d’Howard Hawks et d’Henry Hathaway, « The Random of Red Chief » et « The Clarion Call » - dans lequel on retrouve le Richard Widmark machiavélique et hilare du « Carrefour de la ville ». Celui d’Henry King, « The Gift of the Magi » est assez joli ; mais le plus délectable est de toute évidence celui d’Henry Koster, « The Cop and the Anthem » avec un truculent Charles Laughton ; tandis que le plus beau est celui de Jean Negulesco, « The Last Leaf » où l’on découvre un Gregory Ratoff attachant. Ajoutons toutefois que cette différence de qualité est plus liée à l’intrigue et à l’interprétation qu’au talent des réalisateurs.

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