LES SEPT VOLEURS

LES SEPT VOLEURS

SEVEN THIEVES

Un suspense de Henry Hathaway

102  mn

Avec Edward G. Robinson, Rod Steiger, Joan Collins, Eli Wallach, Berry Kroeger, Alexander Scourby, Sebastian Cabot, Michael Dante
Scénario de Sydney Boehm
D'après Max Catto
Musique de Dominic Frontiere
Photo de Sam Leavitt
Produit par Sydney Boehm

RESUME
Pour montrer de quoi il est capable, un vieux scientifique raté prépare le hold-up du casino de Monte-Carlo. Il a déjà cinq complices mais il lui manque un chef. Il fait appel à un ami américain qu'il aura du mal à convaincre.

COMMENTAIRE
« Midi, gare centrale » de Rudolph Mate, « Le mystère de la plage perdue » de John Sturges, « La rue de la mort » d’Anthony Mann, « Règlement de compte » de Fritz Lang, « Les inconnus dans la ville » de Richard Fleischer, on ne compte plus les polars dont le scénario est écrit par Sydney Boehm et qui tiennent une place majeure dans la filmographie de réalisateurs réputés pour leur maîtrise de ce genre. Plus que dans le western - où il s’est essayé avec un succès relatif, bien que « Marqué au fer » et « Les hors la loi » soient assez réussis - Boehm excelle dans le film noir où il domine avec brio et imagination deux aspects essentiels du genre que sont le suspense et l’approche psychologique. De là, une histoire de hold-up, où le casse lui-même est un moment de tension et où sa préparation fait l’objet d’une étude de caractères, ne pouvait que lui convenir. Et effectivement le casse tient en haleine, les motivations du cerveau de l’affaire (Edward G. Robinson) sont touchantes, et les retournements de situations à la fin sont surprenants. Mais là s’arrête les qualités du film. Il lui manque par exemple cette analyse qu’on trouvait dans les « Inconnus dans la ville » qui s’articule aussi autour d’un hold-up - ayant lieu dans une petite ville de province et non dans un casino. Il est vrai aussi qu’au vu du prestigieux générique on aurait pu s’attendre à mieux, en particulier dans la première partie du film. Alors qu’elle s’annonçait prometteuse, la rencontre de Robinson et de Rod Steiger manque de mordant. Eli Wallach semble également ne pas donner le meilleur de lui-même, surtout si on compare sa prestation à celle qu’il effectue cette même année dans « Les sept mercenaires ». On peut aussi regretter que le film soit tourné en noir et blanc ; la raison étant certainement d’amoindrir l’horrible effet des transparents utilisés pour éviter que les acteurs se déplacent sur la Côte d’Azur, les lieux même de l’action !

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