SHE HAD TO SAY YES

SHE HAD TO SAY YES

SHE HAD TO SAY YES

Une comédie de Busby Berkeley et de George Amy

66  mn

Avec Loretta Young, Winnie Lightner, Lyle Talbot, Regis Toomey, Hugh Herbert, Ferdinand Gottschalk, Helen Ware, Wallace Ford
Scénario de Rian James, Don Mullaly
D'après John Francis Larkin
Musique de Leo F. Forbstein
Photo de Arthur Todd
Produit par Henry Blanke

RESUME
La direction d'une industrie de la confection décide d'encourager leurs secrétaires à sortir avec les gros clients après le travail. Un des responsables refuse que sa petite amie participe à ce jeu jusqu'au jour où il l'a trompe avec une autre.

COMMENTAIRE
Curieusement, la première réalisation de Busby Berkeley est ce « She Had to Say Yes ». Alors que depuis 1930 il est le génial chorégraphe des grandes comédies musicales de la Warner, qu’en cette année 1933 il règle les danses de quelques uns des chef-d’œuvres du genre, le studio lui confie la réalisation - avec George Amy, un monteur qui tournera par la suite quelques films mineurs - d’une modeste comédie dramatique dépourvue de tous numéros musicaux ! (Il faudra attendre 1935 et « Chercheuse d’or 1935 » pour le voir enfin crédité au générique d’une comédie musicale en tant que réalisateur à part entière). Outre la présence rayonnante de Loretta Young, le film, à l’image de sa distribution, de sa réalisation et de son scénario, est assez terne. Pour autant, il n’est pas sans intérêt. Allant à l’encontre du code de censure qui s’instaure peu à peu à l’époque, le film bâtit son intrigue autour de mœurs sexistes rarement exposés avec aussi peu d’ambiguïté. Véritables objets, les femmes sont offertes aux bons clients pour égayer leur soirée, des clients qui par ailleurs ont femme et enfants. Personnifiée par une Young docile, la femme - comme le suggère le titre - est soumise, elle ne se rebelle que lorsqu’elle est poussée dans ses retranchements. Elle possède toutefois des qualités qui lui permettent de manipuler les plus crédules et de leur jouer des tours pendables (on pense en particulier à cet acheteur (Hugh Herbert) en charmante compagnie, dérangé par l’arrivée de sa femme informée par ailleurs). Ainsi, l’homme est décrit comme un être trivial surtout intéressé par l’argent et le sexe. Sans scrupule, il trahit la confiance de l’épouse où de la fiancée pour les bras d’une autre. Loin de dénoncer ces aspects, sans vraiment s’en amuser non plus, le film a le mérite de faire fi de l’hypocrisie - que la censure alimentera - liée à des comportements généraux qui ne sont pas à l’honneur de la gente masculine.

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