BATAILLE SANS MERCI

BATAILLE SANS MERCI

GUN FURY

Un western de Raoul Walsh

83  mn

Avec Rock Hudson, Donna Reed, Lee Marvin, Neville Brand, Phil Carey, Roberta Haynes, Leo Gordon, Ray Thomas
Scénario de Irving Wallace, Roy Huggins
D'après Kathleen B. Granger
Musique de Mischa Bakaleinikoff
Photo de Lester White
Produit par Lewis J. Rachmil

RESUME
Une diligence est attaquée par des anciens confédérés. Parmi les passagers, un couple se rend en Californie pour s'y installer. Durant l'attaque, l'homme est laissé pour mort et la femme est kidnappée. Lorsque l'homme se réveille, il recherchera sa femme.

COMMENTAIRE
Raoul Walsh tourne là le seul film Columbia de sa carrière, et au vu du résultat, on ne regrette pas que d'autres n'ont pas suivi. Certes, il a plus de mal lorsqu’il ne tourne pas au sein de la Warner, mais de là à réaliser un film aussi insignifiant ! Pourtant, le sujet n’était pas inintéressant et offrait a priori les atouts pour faire autre chose qu’une impersonnelle série B. Alors faut-il mettre cette déconvenue au crédit du studio ? Si on compare « Bataille sans merci » à d’autres westerns Columbia de 1952, il serait à rapprocher du médiocre «Relais de l’or maudit » de Roy Huggins (romancier devenu scénariste et producteur), mais cette même année la Columbia produit aussi l’excellent « Sabre et la flèche » d’Andre De Toth. Dans les trois cas, la production dispose de la couleur, de magnifiques extérieurs, mais aussi d’acteurs plutôt fades et de médiocres scénaristes, des éléments qui ne semblent pas être prépondérant sur le résultat final, puisqu’ils peuvent conduire au pire comme au meilleur. Ainsi, le matériel de départ était comparable, il apparaît donc que c’était à la mise en scène de faire en sorte que ces westerns soient réussis. Etrangement, le réalisateur de « La fille du désert », dont la réputation surpasse celle de De Toth, ne tient pas la comparaison avec celui-ci et fait à peine mieux qu’un réalisateur (Huggins) qui n’a réalisé qu’un seul film. A sa décharge, signalons tout de même que le film est tourné en 3D, ce qui engendre des contraintes supplémentaires. Walsh semble aussi manquer d’imagination dans l’utilisation de ce procédé, qui est en revanche très intelligemment exploité dans « L’homme au masque de cire » de De Toth, encore lui.

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