STANLEY ET LIVINGSTONE

STANLEY ET LIVINGSTONE

STANLEY AND LIVINGSTONE

Un film d'aventures de Henry King

101  mn

Avec Spencer Tracy, Cedric Hardwicke, Nancy Kelly, Walter Brennan, Richard Greene, Henry Hull, Henry Travers, Charles Coburn, Miles Mander, David Torrence, Paul Stanton, Holmes Herbert, Montague Shaw, Brandon Hurst, Paul Harvey, Russell Hicks, Joseph Crehan
Scénario de Philip Dunne, Julian Josephson
D'après Sam Hellman, Hal Long
Musique de Louis Silvers
Photo de George Barnes, Sidney Wagner
Produit par Darryl Francis Zanuck, Kenneth McGowan

RESUME
Stanley, un journaliste du Herald Tribune est envoyé par son patron en Afrique à la recherche du Dr Livingston, un explorateur dont on a plus de nouvelles. Il est donné pour mort par un journal anglais concurrent. Stanley part pour plusieurs années.

COMMENTAIRE
Spencer Tracy est prêté à la Fox (de 1935 à 1953 il tourne tous ses films à la MGM à l'exception de celui-ci), l'occasion pour lui de retrouver le studio de ses débuts. L'histoire est engageante et lui permet de participer à un grand film d'aventure, mais au final l'oeuvre manque du souffle épique dont « Horn le trafiquant » ou « Les mines du roi Salomon » sont dotés. Cette faiblesse provient d'une part, des longs dialogues interprétés en studio, et d'autre part des scènes tournées en Afrique mal intégrées au film. Elles sont filmées en plan large par des secondes équipes, les acteurs principaux n'y apparaissent pas, se contentant de jouer devant des transparents. Toute cette partie, qui concerne les tribulations africaines de Stanley, dénote des premières séquences superbes, filmées dans des paysages hivernaux de l'Ouest américain. On retrouve en fait la recette utilisé pour faire « Suez » produit par la Fox la même année et écrit par les mêmes scénaristes : une séquence spectaculaire et aguicheuse (le feu de brousse qui fait rempart aux attaques des indigènes dans « Stanley », la tempête de sable dans « Suez »), quelques scènes tournées en extérieurs et beaucoup de dialogues en studio. Le manque de panache de cette épopée est d'autant plus regrettable que l'histoire, comme nous l’avons dit plus haut, est intéressante. Collant bien à l'esprit du propos, elle est agrémentée d'une voix off qui lui donne un côté documentaire. La romance est discrète et touchante. Les rapports d'estime entres les deux explorateurs sont convaincants. Enfin, le procès d'intention dont est victime Stanley à son retour en Angleterre est traité avec brio par un Spencer Tracy en pleine forme.

Tous les droits de reproduction et de diffusion réservés © 2013 Hollywood33