SUR LE VELOURS

SUR LE VELOURS

LIVING ON VELVET

Un mélodrame de Frank Borzage

76  mn

Avec Kay Francis, George Brent, Warren William, Russell Hicks, Samuel Hinds
Scénario de Jerry Wald, Julius J. Epstein
Musique de Leo F. Forbstein
Photo de Sidney Hickox
Produit par Edward Chodorov

RESUME
Depuis l'accident d'avion qui coûta la vie à sa fiancée et à ses parents, un pilote, seul survivant du crach, conduit son existence avec insouciance. Mais un jour il a un coup de foudre pour une jeune femme qu'il épouse aussitôt.

COMMENTAIRE
Traduit d’une expression anglaise déjà entendue dans « Mon grand » de William A. Wellman, « le velours » symbolise la vie de château. Responsable de la mort de ses proches, estimant qu’il aurait dû périr avec eux, le héros (George Brent) brûle sa vie par les deux bouts. Son insouciance faite d’opulence et d’oisiveté dissimule en fait une attitude suicidaire et dépressive causée par un profond sentiment de culpabilité. Son attachement pour la jeune femme interprétée par Kay Francis ne sera qu’une rémission temporaire. Elle avouera elle-même ne pas être arrivée à le changer. Ce personnage désenchanté est finalement condamné à errer, contraint de se convaincre que ce qu’il vit n’est que du bonus. On regrettera que l’épilogue lourdement appuyé se plie aux exigences du happy end de rigueur. « Sur le velours » demeure toutefois le plus mélodramatique des films tournés à la Warner par Frank Borzage. On y retrouve cette complicité touchante du couple amoureux, dont le cinéaste a le secret.

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