BED OF ROSES

BED OF ROSES

BED OF ROSES

Une comédie dramatique de Gregory LaCava

68  mn

Avec Constance Bennett, Joel McCrea, John Halliday, Samuel Hinds, Franklin Pangborn, Jane Darwell
Scénario de Gregory LaCava, Eugene Thackrey
D'après Wanda Tuchock
Musique de Max Steiner
Photo de Charles Rosher
Produit par Pandro S. Berman

RESUME
Libérée de prison, bien décidée à se hisser dans la société, une jeune femme prend le bateau pour Saint-Louis. Poursuivie pour un vol, elle se jette à l'eau. Elle est repêchée par un séduisant capitaine de péniche qu'elle va également escroquer.

COMMENTAIRE
En ce début des années trente, et en particulier en 1933, on ne compte plus les histoires de femmes, certaines les honorent (« Mary Stevens, M. D. », « Ann Vickers »), d’autres s’amusent d’elles («Mademoiselle Volcan », « Lady Lou »), un grand nombre les immergent dans de sombres mélodrames (« La reine Christine », « Jenny Frisco », « Lilly Turner »), plus rarement elles en font les héroïnes de destins chanceux (« Grande dame d’un jour », « Morning Glory »). A côté de cela on trouve également beaucoup d’histoires où la femme, désireuse de réussir à tout prix, est une prédatrices vénale. Sortis sur les écrans à quelques jours d’intervalles on trouve dans ce registre, « Liliane », l’archétype du genre, et ce « Bed of Roses ». (Constance Bennett, l’héroïne ici, venait de jouer dans « Haute société » de George Cukor, un personnage amoral également dans la même veine). Proche du rôle que campe Barbara Stanwyck dans « Liliane », Bennett, partie des bas-fonds, a la ferme intention de séduire un homme riche pour bénéficier de son statut et de sa fortune. Comme elle, elle s’éprend d’un homme qui contrarie ses plans. L’homme riche qu’elle séduit est un éditeur d’âge mur (John Halliday) qui loin d’être dupe, profite de la situation, tandis que le jeune homme auquel elle ne pourra résister est un jeune et romantique capitaine de péniche incarné par Joel McCrea. Si l’histoire est par moment plus sombre, surtout vers la fin, Gregory LaCava demeure le plus souvent léger : les actrices sont gouailleuses, les acteurs ironiques et fatalistes. Dans l’esprit, on a par exemple cette phrase provocante et amusante dite par une Bennett résignée qui parle de ses deux amants : « On ne peut pas avoir un type bien et une belle maison ! ». A part ça, les scènes tournées sur la péniche donnent un côté bohême sympathique à l’ensemble. Etant filmé en studio sur des plateaux qu’on imagine modestes - comme souvent à la RKO -, on n’aperçoit rien du Mississippi où ces scènes sont sensées se dérouler ! D’ailleurs le bateau à aubes sur lequel voyage l’héroïne au début du film est perdu dans un épais brouillard, certainement pour éviter de construire de trop grands décors.

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