LES TITANS DU CIEL

LES TITANS DU CIEL

HELL DIVERS

Un film d'aventures de George W. Hill

109  mn

Avec Wallace Beery, Clark Gable, Conrad Nagel, Dorothy Jordan, Marjorie Rambeau, Marie Prevost, Cliff Edwards, John Miljan, Alan Roscoe, Frank Conroy
Scénario de Harvey Gates, Malcolm Stuart Boylan, James Kevin McGuiness, Ralph Graves
D'après Frank W. Wead
Photo de Harold Wenstrom
Produit par George W. Hill

RESUME
Dans la Navy, deux sous-officiers, mitrailleurs sur des biplans, ne cessent de se moquer l’un l’autre. Après avoir désobéi aux ordres, l'un d'eux est rétrogradé et redevient simple marin. Il sauvera la vie de son rival lors d'un exercice qui tourne mal.

COMMENTAIRE
En 1931, le nom de Clark Gable s’inscrit au générique de pas moins de douze films ! Tandis que « Désert rouge », le premier de cette liste, qui est aussi le premier de sa carrière d’acteur, est un médiocre western, le dernier, « Les titans du ciel », est une importante production MGM. Entre les deux films, Gable sera devenu l’une des plus charismatiques stars masculines du studio. Quand « Les titans du ciel » sort sur les écrans - alors qu’il joue au cinéma depuis moins d’un an - toutes les grandes actrices MGM (en commençant par Greta Garbo, Norma Shearer et Joan Crawford) ont déjà défilé dans ses bras ! La virilité, le cynisme et la malice de son personnage expliquent son succès et son ascension fulgurante. Ceci ne l’empêche pas pour autant d’avoir ici un rôle secondaire et d’être éclipsé par l’immense présence de Wallace Beery favorisée par ailleurs par l’importance des scènes et une intrigue qui lui donne la part belle. La minceur de l'intrigue est compensée par le nombre des scènes d’action et la qualité des séquences aériennes. Après « Escadre volante » réalisé trois ans auparavant, George W. Hill - qui a déjà dirigé Gable dans « tribunal secret » - récidive ici dans le film à la gloire de la Navy. La collaboration de l’armée lui permet d’avoir à sa disposition de nombreux biplans et de réaliser des scènes époustouflantes pour l’époque. A côté de photos d’archives et de séquences tournées à l’aide de maquettes, toujours captivantes, on découvre de nombreuses scènes aériennes effectuées parfois par des escadres entières. L’intérêt qu’il entretient démontre une nouvelle fois que Hill a des dons pour les scènes d’action. Outre cet aspect, on découvre aussi qu’il a des préférences pour le drame. Ses films se terminent rarement sur un happy end. A l’exception de « Min et Bill » où c’est Marie Dressler qui pâtit d’un sort peu enviable, tous les films où il dirige Beery voit celui-ci mourir tragiquement. A savoir que sur les cinq films parlants qu’il met en scène - avant de se suicider en 1934 -, le rôle principal de quatre d’entre eux est assuré par Wallace Beery. En s’entourant d’artistes attitrés, le réalisateur semble rechercher, comme les Tod Browning, Rex Ingram et John Ford, une stabilité, une complicité, qui se traduit finalement par une cohérence artistique. En plus de Beery, on retrouve aussi régulièrement Harold Wenstrom à la photo et Frances Marion à l’écriture.

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