LE TOMBEUR

LE TOMBEUR

LADY KILLER

Une comédie dramatique de Roy Del Ruth

76  mn

Avec James Cagney, Mae Clarke, Margaret Lindsay, Leslie Fenton, Douglas Dumbrille, Russell Hopton, Raymond Hatton, Henry O'Neill, Robert Elliott, Marjorie Gateson, Willard Robertson, William Davidson
Scénario de Ben Markson, Lillie Hayward
D'après Rosalind Keating Shaffer
Musique de Leo F. Forbstein
Photo de Tony Gaudio
Produit par Henry Blanke

RESUME
Après un vol de bijoux qui a mal tourné, un escroc et sa bande sont obligés de quitter New York. L'escroc est arrêté à Los Angeles et ses complices le laissent tomber. Lorsqu'il sort de prison, il trouve une place comme figurant et devient une star.

COMMENTAIRE
« Mademoiselle Volcan », « Scarlet River », « Au pays du rêve » et maintenant « Le tombeur », en cette année 1933 Hollywood n'hésite pas à se mettre en scène. A l’image du « Tombeur », il ne craint pas non plus de se ridiculiser et de faire le jeu de ses détracteurs. L’arnaqueur incarné par James Cagney se fait remarquer par les producteurs de cinéma en s’envoyant de nombreuses lettres qu’il fait passer pour être celles d’admirateurs. De même qu’il devient une vedette alors que c’est un escroc. L’arrogance des stars (un figurant s’étonne qu’une d’entre elles vienne manger à sa table), le côté tyrannique et excentrique des réalisateurs, la méfiance envers les critiques (Cagney fait manger un article à l’un d’entre eux) sont quelques uns des autres clins d’œil dont le film abonde. Le film va jusqu’à révéler la stratégie marketing qu’il emploie lui-même : un producteur cherche à exploiter l'attachement du public pour les rôles de mauvais garçons, faisant indirectement allusion à des acteurs comme Cagney. Et en effet celui-ci joue une nouvelle fois ici un personnage hors la loi, incontrôlable - et parfois abject avec les femmes (il traîne par les cheveux Mae Clarke, la même à qui il avait écrasé un pamplemousse sur le visage dans « L’ennemi public »). Comme à son habitude, son personnage se joue de tout avec aisance et désinvolture, et ce monde de paillettes et de strass ne fait pas exception. Véritable roman-feuilleton, son parcours est chaotique. Débutant comme ouvreur - en livrée - dans un cinéma qu’on imagine être un immense multiplexe, il déjoue ensuite l’arnaque d’une bande d’escrocs pour finalement se joindre à eux. Puis, tournant mal, il se rachète en devenant figurant (on le découvre en bagnard et en chef indien) avant d’accéder au statut de stars de cinéma…

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