TOUTE LA VILLE DANSE

TOUTE LA VILLE DANSE

THE GREAT WALTZ

Une comédie musicale de Julien Duvivier et de Joseph Von Sternberg et de Reginald Le Borg

98  mn

Avec Luise Rainer, Fernand Gravet, Miliza Korjus, Hugh Herbert, Lionel Atwill, Curt Bois, Al Shean, Minna Gombell, Bert Roach, Greta Meyer, Herman Bing, Alma Kruger, Henry Hull, Siegfried Ruman
Scénario de Samuel Hoffenstein, Walter Reisch
D'après Gottfried Reinhardt
Musique de Johann Strauss II
Photo de Joseph Ruttenberg

RESUME
@P.Renvoyé de la banque où il travaille parce qu'il compose en cachette, Johann Strauss décide, pour interpréter sa musique, de monter un orchestre avec tous les musiciens qu'il connaît autour de lui : ce sera le succès.

COMMENTAIRE
La ville qui danse est Vienne, et celui qui la fait danser est Johann Strauss. Entre « Un carnet de bal » et « La fin du jour », deux immenses classiques du cinéma français, Julien Duvivier part tourner à Hollywood cette comédie musicale qui relate de façon charmante et légère la vie du compositeur. Il y retrouve pour les diriger, un compatriote, Fernand Gravet qui vient de terminer « Le roi et la figurante », une Autrichienne, Louise Reiner qui fait une carrière éblouissante en Amérique, et une chanteuse d’opéra Polonaise, Miliza Korjus qui n’apparaîtra que dans ce film. Il a donc à sa disposition une distribution européenne qui n’a pas à rougir des castings nationaux habituels. D’ailleurs, à sa façon de chanter des airs d’opéra dans une opérette typique de celles que produit la MGM à l’époque, Korjus n’est pas sans rappeler Jeanette McDonald. Concernant Gravet, il interprète un sympathique Johann Strauss partagé entre sa femme, incarnée par Reiner, et la Diva incarnée par Korjus. Si les tensions que ces deux amours suscitent apportent une touche dramatique au film, celui-ci demeure sous le signe de la bonne humeur, à l’image des valses de Strauss. La musique aidant, certaines scènes sont superbes comme celles où Strauss s’inspire des bruits ambiants pour composer un morceau, ou lorsqu’il imagine « Le beau Danube bleu » après les adieux de sa maîtresse. Chose peu banale, ce film entièrement dédié à la musique remporte l’Oscar de la meilleure photographie ! A ce sujet, on assiste à une séquence techniquement curieuse lorsque Reiner entre dans la salle de concert à la fin du film. La caméra effectue une sorte de travelling arrière par superposition de plans fixes… Ajoutons qu’il faudra attendre la guerre pour que Duvivier revienne tourner aux Etats-Unis.

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