BEN-HUR

BEN-HUR

BEN-HUR

Un péplum de William Wyler

212  mn

Avec Charlton Heston, Jack Hawkins, Stephen Boyd, Haya Harareet, Hugh Griffith, Martha Scott, Sam Jaffe, Cathy O'Donnell
Scénario de Karl Tunberg
D'après Lew Wallace
Musique de Miklos Rozsa
Photo de Robert L. Surtees
Produit par Sam Zimbalist, Sol C. Siegel

RESUME
@F@A@R@C(HG)@P@M.Un nouveau tribun arrive à Jérusalem. Ami d'enfance du notable juif, Ben-Hur, il demande à celui-ci de coopérer avec Rome. Ben-Hur refuse. Le tribun ne lui pardonnera pas ce qu’il prend pour une trahison et lui fera payer cher son refus.

COMMENTAIRE
Comme « Autant en emporte le vent », « Ben-Hur » est une date dans l’histoire du cinéma américain. Les moyens mis à disposition de la production et le niveau d’exigence de celle-ci contribuent à faire de ces films des œuvres intemporelles que le temps n’altère pas. Le soin apporté à leur réalisation est tel qu’ils ne sont pas représentatifs de leur époque, devenant en quelque sorte des films marginaux au statut particulier. Les effets spéciaux qui sont les signes de vieillissement les plus symptomatiques d’une œuvre cinématographique, y sont tellement convaincants que cinquante ans d’évolution technique dans le domaine ne suffit pas à en ternir la facture (on regrettera toutefois quelques prises de vue grossières de ponts de galères filmés par transparence). Autre élément qui contribue à cette intemporalité, la présence des nombreux extérieurs filmés avec talent par Robert Surtees. Moins artificiels que les prises de vue en studio, ils ne sont pas comme ces dernières, aussi fortement imprégnés du style d’une période hollywoodienne. Ce qu’on reproche à William Wyler - son classicisme - devient un atout pour un film de cette ambition. Alors que trop de recherches formelles auraient marqué le film d’autant de références à une époque, la sobriété du montage, du découpage et de la mise en scène rend transparente la date de tournage. La direction d’acteur n’en reste pas moins impressionnante et joue pour une grande part dans le succès du film. Il suffit de comparer le jeu de Charlton Heston dans les films qu’il interpréta à la Paramount avec celui-ci. Ici son jeu et beaucoup plus sobre et intérieur, à l’opposé de ces personnages d’aventuriers imprégné des manières d'un monsieur muscle. Wyler est un maître lorsqu’il s’agit de retranscrire des sentiments, il exprime toute leur substance sans jamais être caricatural. Pour preuve, la scène montrant Stephen Boyd ensanglanté attendant Charlton Heston avant de mourir. Si elle est inoubliable, c’est parce qu’elle est à la hauteur de notre attente c'est-à-dire qu’elle est paroxysmique tout en restant crédible. Et que dire de ce soldat, refusant de donner de l’eau à Ben-Hur, qui tourne les talons devant le Christ qui le subjuge, sinon que c’est juste et bien joué.

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