LES VIKINGS

LES VIKINGS

THE VIKING

Un film d'aventures de Roy William Neill

86  mn

Avec Donald Crisp, Pauline Starke, LeRoy Mason, Anders Randolph, Richard Alexander, Harry Woods, Roy Stewart, Claire McDowell, Julia Swayne Gordon
Scénario de Jack Cunningham
D'après Ottilie A. Liljencrantz
Photo de George Cave
Produit par Herbert T. Kalmus

RESUME
Leif, le fils d'Eric Le Rouge, a décidé d'aller découvrir ce qu'il y a à l'Ouest. Avant de se lancer sur l'océan, il doit se ravitailler dans une colonie du Groenland dirigée par son père. Etant devenu chrétien, Leif se heurte au paganisme de ce dernier.

COMMENTAIRE
Malgré une photo en Technicolor bichrome, rare à l’époque, le film ne remporta pas un grand succès. Est-ce pour cette raison que Roy William Neill ne fit jamais d’autre film à la MGM après ce premier essai infructueux ? Il commenca à diriger des films en 1916 sous l’égide de Thomas H. Ince, et ne cessa de tourner jusqu’à sa mort en 1946. Connaissant peu de chose de sa période muette, on ne peut se faire une opinion du personnage qu’à travers ses films parlants. Cette période, essentiellement constituée de petites bandes dont les plus connues sont la série des Sherlock Holmes avec Basil Rathbone, confirme ce que « Les vikings » laisse entrevoir : c’est un réalisateur routinier dépourvu d’ambition. En effet, si on peut trouver un certain charme aux « Vikings » ce n’est pas grâce à la mise en scène démonstrative, statique et raide qui rappelle le cinéma des années dix. Les postures sont excessives et les scènes de batailles semblent trop visiblement simulées. Il faut dire que la distribution ne lui vient pas beaucoup en aide : Pauline Starke manque cruellement de grâce, quant à LeRoy Mason, s’il rappelle Ramon Novarro en apparence, il demeure très fade. Hormis ces deux acteurs totalement oubliés aujourd’hui, qui sont en tête d’affiche ici, les autres se distinguent surtout par leur imposante carrure. Reste Donald Crisp, difficilement reconnaissable en fils d’Eric Le Rouge, qui sort du lot. Ayant déjà une importante carrière de réalisateur derrière lui à l’époque des « Vikings », on peut imaginer qu’il ait aussi joué un rôle dans la réalisation. En fait, l’intérêt du film se situe surtout dans son histoire et on peut s’étonner qu’elle ne fit jamais l’objet d’un remake (autre que celui de la parodie de Terry Jones en 1989) tant elle est merveilleuse. Elle relate derrière ses intrigues amoureuses conventionnelles, l’hypothétique première découverte de l’Amérique par un Européen, et ce, un demi siècle avant Christophe Colomb. Tiré de la « Saga d’Erik le Rouge » elle en rappelle certains des éléments : la colonisation du Groenland et l’introduction du christianisme. Ajoutons pour terminer que la violence de certaines séquences est conforme à l’image de barbare à laquelle on associe les vikings.

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