VIVA VILLA !

VIVA VILLA !

VIVA VILLA !

Un drame historique de Jack Conway et de Howard Hawks

110  mn

Avec Wallace Beery, Leo Carrillo, Fay Wray, Donald Cook, Stuart Erwin, Henry B. Walthall, Joseph Schildkraut, Katherine DeMille, George E. Stone, Frank Puglia, Francis X. Bushman, Henry Armetta
Scénario de Ben Hecht
D'après Edgcumb Pinchon, O. B. Stade
Musique de Herbert Stothart
Photo de James Wong Howe
Produit par David O. Selznick

RESUME
Villa, enfant, voit mourir sous ses yeux son père qui avait osé contester le vol de ses terres par le gouvernement. Devenu adulte, il dirige la révolte des paysans et devient le bras armé de Madero, le futur président qu'il vénère.

COMMENTAIRE
Commencé par Howard Hawks (non crédité au générique), terminé par Jack Conway - certainement pour endiguer le retard pris par le premier -, « Viva Villa ! » est une caricature de l’histoire d’un des plus fameux révolutionnaires mexicains. Il ne reste de sa biographie qu’une vague trame. (Outre l’épisode de jeunesse, l’assassinat, et autres raccourcis historiques totalement farfelus, le plus amusant reste l’omission de l’attaque de la ville américaine de Columbus en 1915). D’ailleurs, interprété par le truculent et excessif Wallace Beery, le personnage ne pouvait être qu’un pur produit de divertissement ayant peu de chose à voir avec la réalité historique. Ceci étant, le film présente de nombreux extérieurs - tournés au Mexique -, la présence d’une figuration importante, et de convaincantes scènes de bataille, des éléments propres aux grandes productions mais peu visibles à cette époque. La principale spécificité demeure toutefois ce ton cynique qu’on retrouve dans « Scarface », également écrit pas Ben Hecht et mis en scène par Hawks. Tout au long du film, des hommes, qu’ils soient révolutionnaires ou établis, commettent des crimes odieux avec le sourire. Le meurtre semble être une chose naturelle, un amusement. Le pire étant l’acolyte de Villa qui va jusqu’à attacher les soldats par trois pour en tuer plus avec une balle... De toute évidence les auteurs tentent de reproduire ce qui fit le succès de « Scarface ». La plupart des protagonistes, hormis Francisco Madero qui mit fin à la dictature de Diaz, sont des brutes sanguinaires dépourvues de toute humanité, ce qui est certainement excessif à l’encontre d’un Villa connu pour sa générosité envers les paysans.

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