VIVE LES ÉTUDIANTS

VIVE LES ÉTUDIANTS

A YANK AT OXFORD

Une comédie de Jack Conway

100  mn

Avec Robert Taylor, Lionel Barrymore, Maureen O'Sullivan, Vivien Leigh, Edmund Gwenn, Griffith Jones, Claude Gillingwater, Tully Marshall, Walter Kingsford, Edmond Breon
Scénario de Malcolm Stuart Boylan, Walter Ferris, George Oppenheimer
D'après Leon Gordon
Musique de Edmund Ward
Photo de Harold Rosson
Produit par Michael Balcon

RESUME
Le fils du directeur d'un journal d'une petite ville américaine a des qualités sportives. Son père lui paye des études à Oxford. Là, après avoir subit quelques humiliations de la part d'étudiants qui le trouvent trop prétentieux, il se fait sa place.

COMMENTAIRE
Rares sont les films des années trente traitant exclusivement de la jeunesse de cette décennie. Faut-il voir là un témoignage de cette époque ou est-ce une interprétation édulcorée de la réalité, toujours est-il que la préoccupation de ces jeunes, qui sont certes au chaud dans un cocon protecteur, se bornant à réaliser des exploits sportifs ou à participer à des compétitions interuniversitaires, sont bien futiles en cette veille de Deuxième Guerre mondiale. Nous sommes encore loin des films des années cinquante où commencera à poindre un certain mal de vivre inhérent à la jeunesse. S’il a ici la jeunesse et la beauté de James Dean, Robert Taylor n’en a pas le tempérament tourmenté et révolté. Comme ses amis étudiants il est atteint d’un optimisme suspect plus propre à l’esprit de la MGM que de la jeunesse en rebellions. Le début du film est bien mené et on s’attend à voir un spectacle de qualité, mais lorsque le jeune américain arrive à Oxford, il devient brouillon. Il ne nous offre pas les moyens d’avoir une vision cohérente de ce monde universitaire. On ne voit pas un seul plan d’un cours magistral et le corps enseignant est représenté par un seul professeur. Une étudiante apparaît, une seule, Maureen O’Sullivan, qui semble être une pièce rapportée pour le besoin de l’intrigue sentimentale. Plus perturbant encore est le comportement mal charpenté du héros dans ce milieu étranger. On n’appréhende pas bien son degré d’intégration dans le groupe et comment il se situe par rapport à cette intégration. Il reste fringant quoi qu’on lui fasse et son attitude est figée durant tout le film. Au milieu de ces personnages très conventionnels, on trouve une nunuche nymphomane mariée à un vieux libraire. Interprété par Vivien Leigh, le rôle est aussi surprenant qu’incongru.

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