LE VOILE DES ILLUSIONS

LE VOILE DES ILLUSIONS

THE PAINTED VEIL

Un drame de Richard Boleslavsky

85  mn

Avec Greta Garbo, Herbert Marshall, George Brent, Warner Oland, Jean Hersholt, Bodil Rosing, Katherine Alexander, Cecil Parker, Forrester Harvey
Scénario de John Meehan, Salka Viertel, Edith Fitzgerald
D'après W. Somerset Maugham
Musique de Herbert Stothart
Photo de William H. Daniels
Produit par Hunt Stromberg

RESUME
Alors qu'une jeune femme vient d'assister au mariage de sa soeur, un ami d'enfance, médecin en chine, lui demande sa main. Elle accepte sans vraiment l'aimer, part avec lui en Orient, mais s'éprend là-bas d'un séduisant attaché d'ambassade.

COMMENTAIRE
Tiré d’un roman de W. Somerset Maugham publié en 1925, « Le voile des illusions » - qui fera l’objet d’un médiocre remake en 1957, « La passe dangereuse » - relate le parcours amoureux d’une femme qui découvre les vertus de son mari après l’avoir trompé. Rappelant certains aspects de « Terre de volupté » que Greta Garbo tourne en 1929, « Le voile des illusions » est un autre de ces films fabriqués sur mesure pour l’actrice. Se déroulant en grande partie en Chine, l’histoire exploite un exotisme - proprement hollywoodien - qui exalte le romantisme des relations que la femme, qu’elle interprète, partage avec son mari et son amant. Lorsque Garbo et George Brent, dans le rôle des amants, assistent à un spectacle traditionnel ou visitent un temple, les croyances et le folklore oriental dévoilent de façon poétique l’intensité des relations qui les lie. De même que lorsque Herbert Marshal, qui lui interprète le mari, se voit assailli par une foule d’autochtones pris dans la tourmente d’une épidémie de choléra, sa situation traduit toute la détresse de sa vie sentimentale. Points d’orgue du film, ces deux séquences particulièrement travaillées plongent le spectateur dans un univers aussi dépaysant que spectaculaire. Si Marshal - dont la stature de vedette nous apparaîtra toujours comme une énigme - correspond à cet homme auquel l’héroïne s’attache par bienveillance, il convient de mettre un bémol concernant Brent qui s’avère plutôt fade en amant éploré. Finalement trop communs, les deux acteurs ne parviennent jamais face à Garbo toujours aussi envoûtante dans ce type de rôle, à exprimer la passion amoureuse comme avait pu le faire avant eux John Guilbert ou Nils Asther. Outre William Daniels qui dirigera la photo de vingt des vingt cinq films qu’elle tournera, on note au générique un autre fidèle de l’actrice, Salka Viertel. Amie de Garbo, originaire des pays de l’Est, elle est créditée comme coscénariste de cinq films importants de l’actrice. Curieusement, elle est systématiquement placée entre deux autres scénaristes au générique, et sa filmographie comprend peu de titres en dehors de ces cinq films…

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