BILLY THE KID

BILLY THE KID

BILLY THE KID

Un western de King Vidor

90  mn

Avec John Mack Brown, Wallace Beery, Kay Johnson, Karl Dane, Wyndham Standing, Russel Simpson, Blanche Frederici, Roscoe Ates, James Marcus, Nelson McDowell, John Beck, Aggie Herring
Scénario de Wanda Tuchock, Laurence Stallings, Charles McArthur
D'après Walter Noble Burns
Photo de Gordon Avil
Produit par King Vidor

RESUME
Après une longue route, des colons décident de s'installer dans une petite bourgade du Nouveau Mexique où il ne tarderont pas à subir les injustices du shérif et de ses hommes. Billy the Kid, un excellent tireur, viendra à leur aide.

COMMENTAIRE
Allant à l’encontre de l’image du délinquant juvénile que l’histoire a retenue, King Vidor dresse un attachant portrait d’Henry McCarty - le véritable nom de Billy the Kid. Dans l’esprit du panneau d’introduction, il nous décrit un Billy épris de justice qui « avec son arme et son courage a œuvré pour la liberté ». Interprété par un John Mack Brown qui joue probablement là son plus grand rôle, ce personnage fringant, sympathique et désinvolte, est à rapprocher des héros au grand cœur tels qu’on les envisage à l’époque. A l’inverse, Pat Garrett (Wallace Beery) est plus ambigu et serait presque un méchant s’il n’y avait pas ce happy end - désastreux au vu de la dimension tragique de la vérité historique. Conforme à l’esthétique des westerns de l’époque, le film possède un envoûtant aspect « rustique » et réaliste qui apporte une dimension ethnographique à l’ensemble. Les maisons, les intérieurs sont austères et traduisent bien la rude vie des occupants. De même, les personnages n’ont rien du glamour des westerns à venir ; pittoresques, ils sont chauves, portent de longues barbes, ont les traits grossiers et une élocution parfois difficile. La photographie approximative par moment (dans les plans d’extérieurs, les ombres ne sont pas adoucies par des réflecteurs), ainsi que la bande son balbutiante, constituent une patine qui ajoute encore à l’authenticité du propos. Parmi les faits historiques dont l’histoire tire sa substance, la scène où des hommes sont retranchés durant plusieurs jours dans une maison assaillie par des agresseurs armés, est confondante. On assiste en particulier à une séquence où un innocent se sacrifie pour soulager ses compagnons assoiffés, en cherchant de l’eau à un puits situé à l’extérieur. Scène violente et apocalyptique d’une stupéfiante réalité, l’homme criblé de balles, balbutiant, tournant sur lui-même, hébété par les impacts, parvient à revenir avant de rendre l’âme. Finalement, fidèle à la vérité historique, Billy the Kid sera l’un des seuls à s’échapper vivant de cette souricière.

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