BLONDE CRAZY

BLONDE CRAZY

BLONDE CRAZY

Une comédie dramatique de Roy Del Ruth

79  mn

Avec James Cagney, Joan Blondell, Louis Calhern, Noel Francis, Ray Milland, Guy Kibbee, Maude Eburne, Nat Pendleton
Scénario de Kubec Glasmon, John Bright
D'après Kubec Glasmon, John Bright
Musique de Leo F. Forbstein
Photo de Ernest Haller, Sidney Hickox

RESUME
Dans un grand hôtel, un groom intervient auprès de la femme de chambre en chef pour qu'elle embauche une jeune fille à la recherche d’un emploi. Devenus collègues de travail, le couple ne va pas tarder à monter des escroqueries.

COMMENTAIRE
C’est la première fois que James Cagney interprète les petits escrocs malchanceux. Son interprétation se révèle si enthousiasmante que la Warner, où il est sous contrat, n’hésitera pas à lui redonner ce type de personnage dans des films comme « Le tombeur » ou « Hard to Handle ». Attrayantes, ses manières frondeuses et détachées édulcorent l’aspect délictueux de ses escroqueries. Un acte fondamentalement condamnable devient une simple blague de potache lorsqu’il est accompli par Cagney. Ne cherchant jamais à condamner ces filouteries, considérant la victime comme le dindon de la farce, tout cela a quelque chose de subversif. De la même manière, il se dégage du film un parfum licencieux. Que ce soit Joan Blondell surprise par Cagney dans son bain, les billets cachés dans les soutiens-gorge, ou les harcèlements dans les chambres d’hôtel, on est dans une situation de cinéma libéré et décomplexé du début des années trente. Au plaisir de découvrir Cagney jouer de sa superbe et de goûter à cet esprit libertin, s’ajoute encore celui d’admirer l’inventivité des escroqueries qui sont déclinées tout au long du film. De plus, tel l’arroseur arrosé, l’escroc est escroqué, entraînant des joutes et des règlements de compte entre gens malhonnêtes. Cette suite d’activités frauduleuses, aussi réjouissantes qu’amorales, est toutefois noircie par un drame sentimental dont le héros fait les frais. C’est alors qu’on découvre que derrière son tempérament détaché se cache un être doué d’émotion. Suivant une vague intrigue, formée d’une suite d’épisodes plus ou moins indépendants, le film est écrit par Kubec Glasmond et John Bright, les auteurs de « L’ennemi Public », le chef-d’œuvre de William Wellman qui révéla Cagney.

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