LA BLONDE ET LE SHÉRIF

LA BLONDE ET LE SHÉRIF

THE SHERIFF OF FRACTURED JAW

Un western de Raoul Walsh

103  mn

Avec Jayne Mansfield, Kenneth More, Henry Hull, Bruce Cabot, Robert Morley, William Campbell, Ronald Squire
Scénario de Arthur Dales
D'après Jacob Hay
Musique de Robert Farnon
Photo de Otto Heller
Produit par Daniel M. Angel

RESUME
Héritant d'une fabrique d'armes en faillite, un très distingué Londonien décide de partir au Far West pour vendre sa production. Là, inconscient du danger et aidé par les circonstances, il se sort des pires situations et devient un héros.

COMMENTAIRE
Comment Raoul Walsh a-t-il pu entreprendre cette parodie de western qui de toute évidence n’était pas faite pour lui ? La même année, la United Artists produit un film en de nombreux points identiques : « Ne tirez pas sur le bandit ». Interprété par Bob Hope et Rhonda Fleming, réalisé par Norman Z. McLeod, ce film avait l’excuse d’être le produit de professionnels du genre qui ont leurs inconditionnelles. Non seulement Walsh n’a jamais été un spécialiste de ce type de comédie débridée, mais de plus, il dirige ici des troisièmes couteaux. Ne parlons pas du scénario, de la musique, de la photo, de la production qui sont pris en charge par d’illustres inconnus. Certes, le métier est là, mais le résultat est indigne de l’homme qui a réalisé « La fille du désert », car que dire d’un film qui s'apparente à un « Bob Hope » sans Hope, et d’un Walsh qui fait du McLeod. Connaissant le goût du réalisateur pour le beau sexe, on aurait pu espérer, en revanche, le voir exploiter le sex-appeal de Jayne Mansfield. Mais il n’en est rien, jamais cette dernière n’aura été aussi sobre dans un film. En définitif, tout donne à penser qu’il a fait ce film par obligation.

Tous les droits de reproduction et de diffusion réservés © 2013 Hollywood33